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Haro sur la bêtise !
La connaissance de la langue est étroitement liée à sa mesure rigoureuse à l'école, via la correction des textes entre autres. En l'absence d'une langue de qualité, le comprendra-t-on, il est illusoire de se faire comprendre ! Pour tout dire, il devient décourageant de donner des cours à l'université à des étudiants dont la maîtrise de la langue est insuffisante, à telle enseigne qu'ils se montrent incapables de saisir le raisonnement du professeur en classe, faute de vocabulaire, par inaptitude à décoder la structure des phrases ou par incapacité à saisir les enjeux d'un discours; ou encore lors des examens, lorsque ces mêmes étudiants s'avèrent incapables de faire leur propre démonstration, concluante, de la solution d'une problématique. L'enseignement et la correction des examens sont alors synonymes du parcours du combattant : pour l'étudiant, sa performance se solde par des notes plus faibles dans la discipline dans laquelle il se forme, non par manque de compétence professionnelle mais parce que la performance est corrélée nécessairement à la connaissance de la langue, et, pour le professeur, qui attribue des notes souvent dans le doute... parce que les réponses aux questions manquent de cohérence et d'à-propos. Suit tout naturellement une dévaluation des diplômes et une incompétence généralisée qui se traduit par une difficulté à trouver et à retenir un emploi.
