Le sommet du G8 - Place aux grands

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AFP , Reuters
Édition du mercredi 06 juin 2007

Mots clés : Bush, Angela Merkel, G8, Sommet, Russie (pays), États-Unis (pays)

Les échanges verbaux entre Russes et Américains laissent craindre un G8 tendu à Heiligendamm, même si la tradition de ces sommets est de ne pas faire publiquement étalage des divergences mais d'afficher les points de concordance.

La chancelière allemande, Angela Merkel, hôte du sommet, accueillera aujourd'hui les dirigeants britannique, français, canadien, italien, japonais, russe et américain au Kempinski Grand Hotel.

Les divergences entre grandes puissances ne portent pas que sur le bouclier antimissile. Angela Merkel espérait obtenir un consensus au sommet sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter l'incidence du réchauffement climatique.

Mais la stratégie américaine en matière d'environnement, présentée par Bush la semaine dernière, a modifié la donne, et certains craignent que le président américain ne fasse échouer les efforts déployés pour la conclusion, sous les auspices de l'ONU, d'un accord qui prolongerait le protocole de Kyoto après son expiration en 2012.

Hier, le débat sur les moyens de lutter contre le réchauffement climatique était encore «très intense», a indiqué une source proche du gouvernement allemand. «Les discussions bilatérales se poursuivent», a-t-elle ajouté.

«C'est un thème difficile», a dit la source, assurant ne pas pouvoir prévoir «ce qui sortirait du sommet».

«Tout ce qui se fait sur ce thème doit finalement conduire aux Nations unies», selon elle, alors que le président américain propose d'ouvrir un cycle de négociations indépendant de l'ONU avec les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Elle a enfin répété qu'il n'était pas question pour l'instant d'élargir le cercle du G8 aux grands pays émergents, qui ne sont qu'invités au sommet.

Berlin ambitionne toutefois de lancer une initiative d'Heiligendamm: un «dialogue structurel» de deux ans avec la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique et l'Afrique du Sud, qui donnerait lieu à un rapport intermédiaire l'an prochain sous la présidence japonaise du G8, puis à un rapport final dans deux ans sous la présidence italienne.

L'Allemagne compte aussi obtenir du G8 de nouveaux engagements en matière d'aide au développement et de financement de la lutte contre le sida en Afrique, mais là aussi les divergences sont apparues au grand jour avant même l'ouverture du sommet.


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