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Mauvaise décision environnementale, doublée d'une importante perte économique
Selon un porte-parole de Desjardins Sécurité financière, l'entreprise n'aurait fait que 350 000 $ de profit en vendant ce terrain. En faisant un don écologique équivalant à la valeur du terrain (la transaction s'élèverait à 6M$), Desjardins aurait pu, en tant qu'entreprise, déduire directement des impôts qu'elle doit payer ce même 6M$, en le répartissant au besoin sur une période d'au plus 5 ans.
La vente du terrain au promoteur Luc Poirier se solde donc par une perte sèche potentielle de 5 650 000 M$ pour Desjardins et ses sociétaires puisque, sur les 6M$ reçus, Desjardins prétend n'avoir dégagé que 350 000$ de profit.
Dans son Bilan de responsabilité sociale 2006, Desjardins Sécurité financière affirme qu'elle "poursuit des initiatives respectueuses de l'environnement depuis quelques années déjà. Certaines produisent des économies, d'autres visent seulement à protéger l'environnement." Dans ce cas-ci, Desjardins avait la possibilité de faire les deux à la fois, mais elle a plutôt choisi de spolier ses sociétaires d'un avantage économique importantl, et de priver l'ensemble de la société québécoise d'un milieu naturel qui remplissait un rôle essentiel de tampon autour de l'unique parc national situé à proximité de l'agglomération montréalaise.
Desjardins a des comptes à nous rendre. Elle doit maintenant expliquer à ses sociétaires pourquoi elle a refusé de faire don du terrain, comme le gouvernement le demandait.
