Charest entend rester le chef du PLQ

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Édition du mardi 05 juin 2007

Mots clés : Jean Charest, PLQ, Gouvernement, Parti politique, Québec (province)

Jean Charest

Photo: Jacques Nadeau

Lac-Beauport -- Le premier ministre Jean Charest s'engage à diriger de nouveau les troupes libérales lors du prochain scrutin.

«Je vais être à la tête du Parti libéral pour la prochaine élection générale au Québec», a déclaré hier M. Charest en marge d'une conférence de presse sur la détérioration des lacs.

«Mon leadership n'a pas souffert. Le Parti libéral va faire son travail à l'interne, pour qu'on présente au prochain rendez-vous électoral une vision d'avenir. J'ai déjà commencé à travailler avec la commission politique et l'exécutif du parti pour faire ce travail, et préparer le prochain rendez-vous électoral», a déclaré le chef libéral.

La question du leadership pourrait être débattue lors du prochain congrès du parti, prévu pour 2008. Ce leadership est critiqué par certains qui reprochent à M. Charest d'avoir perdu 29 sièges lors des dernières élections, par rapport à sa performance de 2003.

M. Charest a fait observer que la date de ce prochain scrutin demeure vague, compte tenu que son gouvernement est minoritaire à l'Assemblée nationale. Son gouvernement l'a d'ailleurs échappé belle la semaine dernière, alors que le budget de la ministre des Finances Monique Jérôme-Forget a été adopté de justesse par la Chambre, soit par 46 voix en faveur et 44 voix contre, grâce à l'absence voulue et concertée d'une trentaine de députés péquistes.

«Pour la prochaine année, on va tous vouloir tirer des leçons de ce que nous venons de vivre et travailler ensemble à l'Assemblée nationale. Les Québécois ne veulent pas d'élections à court terme. Dans leur sagesse, ils ont eu ce qu'ils voulaient: un gouvernement libéral et deux partis d'opposition plus forts. Les Québécois veulent qu'on travaille ensemble», a dit M. Charest.

Le premier ministre en a profité pour tracer un bilan flatteur du comportement de sa formation politique. «Nous, on a fait notre travail: le budget est bon. Il a fallu quatre ans de labeur pour qu'on puisse arriver à des réductions d'impôt», a-t-il dit.

Il s'est moqué de l'Action démocratique, dont le chef, Mario Dumont, avait décidé à l'avance de voter contre le budget du gouvernement, avant même d'en connaître le contenu. «S'ils ne veulent pas coopérer, c'est leur affaire. Nous, on va continuer à mettre l'accent sur les vraies priorités», a-t-il conclu.


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