Ce matin en me levant quelle ne fut pas ma stupéfaction de lire l'article de Louis-Gilles Francoeur sur ce projet immobilier dans les Îles-de-Boucherville. Mon sang n'a fait qu'un tour. Réaction de colère immédiate. Je suis un fervent usager de ce parc depuis plusieurs années. J'y pratique en famille la randonnée pédestre, toutes saisons, kayak de mer, vélo. On y observe cerfs de Virginie, renards, grands hérons pour ne mentionner que quelques-uns des spécimens de la faune présents sur ce site. Quel endroit merveilleux et si près de Montréal. C'est un petit bijou qu'il faut coûte que coûte préserver dans toute son intégrité. Contrairement au parc du Mont-Saint-Bruno adjacent à la banlieue, je trouve que le fait que ces îles soient isolées constitue une chance incommensurable. Je ne vois pas comment concilier ce développement immobilier et préservation de la nature. La protection de ce milieu somme toute fragile m'apparaît une priorité.
Je suis en colère dans cette histoire contre le mouvement Desjardins qui n'y a vu qu'une décision d'affaires et non pas son implication dans la société et dans l'environnement. Je suis extrêmement déçu. Je songe sérieusement à retirer mes avoirs de cette institution. Pourtant j'ai toujours été un ardent défenseur de cette institution contre ses nombreux détracteurs.
À quand une coalition contre ce projet dévastateur. J'y serai en première ligne.
Richard Boucher