Il est curieux de constater que le geste de monsieur Dumont de refuser de participer au dénouement de la crise politique en tant que chef de l'opposition n'ait pas été interprété comme étant un manque de jugement de la part d'un chef de parti... Le grand gagnant dans cette crise c'est la population qui à 77% souhaitait ne pas avoir d'élection cet été. N'eut été ce fort mouvement populaire, la finalité de la crise politique aurait été tout autre. Le parti québécois pour sa part ayant été couché au tapis le 26 mars dernier, n'avait pas encore repris son souffle et avait besoin encore d'un peu de temps pour revenir fort et reprendre tous ses esprits. Déclencher à ce moment-ci un combat électoral risquait de lui faire à nouveau visiter le tapis ce qui lui serait très dommageable. Il est préférable pour eux t'attendre que les conditions gagnantes soient au rendez-vous. Il me semble à mon avis que dans ce litige, les intérêts de la population du Québec a été mieux défendu par le parti québécois car ses objectifs visaient l'ensemble des québécoises et québécois alors que le parti libéral n'avait que la classe moyenne en tête. Un baisse d'impôts comme celle présenté dans le budget ne favorise qu'une classe de gens et n'empêchera pas des augmentations de taxes ou de tarifications de toutes sortes. Si le 700 millions du déséquilibre fiscal avait servi à donner plus de services à l'ensemble de la population sans avoir à les taxer ou à augmenter la tarification des services, cela aurait été plus rentable pour tout le monde. Mais monsieur Charest en a décidé autrement.