Robert Dutrisac
, Antoine Robitaille
Québec - Le premier ministre Jean Charest n'a pas cédé et il a gagné son pari de garder intacte la baisse d'impôt de 950 millions contenue dans le budget du gouvernement. Le Parti québécois a choisi de sauver le gouvernement alors que seulement trois de ses députés vont voter contre le budget aujourd'hui. (texte intégral)
François Desjardins
Ayant pour la première fois l'occasion de contre-interroger le principal témoin à son procès, Vincent Lacroix a tout simplement contourné hier les 51 chefs d'accusation qui pèsent sur lui pour revenir sur un de ses arguments fétiches, à savoir que les déboires de Norbourg sont en partie liés à une transaction avec la Caisse de dépôt et placement survenue en 2003.
Soupçonné par l'Autorité des marchés financiers (AMF) d'avoir orchestré un énorme détournement de 115 millions à même l'épargne de 9200 investisseurs, M. Lacroix a vite fait de laisser tomber le contre-interrogatoire de l'expert juricomptable à la faveur d'une longue «mise en contexte» dont le but était d'évoquer les problèmes «hérités» de la Caisse. M. Lacroix, qui se défend seul, se fait reprocher d'avoir effectué 137 «retraits irréguliers» dans la presque totalité des 29 fonds de placement dont l'argent était déposé chez le gardien des valeurs, Northern Trust. Pour chacun des 51 chefs d'accusation, l'AMF réclame la peine maximale, soit une peine de cinq ans moins un jour et une amende de cinq millions. Le procès se déroule devant juge seulement. (texte intégral)