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Attention au mépris!

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claude poulin
Envoyé Le jeudi 31 mai 2007 20:00



Oui il y eu viol de la loi référendaire sur une question de dépenses indues. Mais, le jour où on voudra honnêtement examiner les excès de chaque camp, il faudra aussi se tourner du côté du camp du 0ui. Celui-ci n'a-t-il pas obtenu une forte augmentation de son résultat (je dirais près de 5 à 7%) grâce à ce procédé tactique, une ruse de dernière heure qui va modifier les règles du jeu. Cela après que Jacques Parizeau eu été forcé de recourir à l'aide du charismatique Lucien Bouchard (le négociateur en chef) et de Mario Dumont (qui a pu profiter pour cet appui d'une générosité financée par le PM). Ces deux supporteurs de l'option du partenariat (plutôt que de la séparation) auront été en définitive responsables de ce progrès du Oui en fin de cette campagne. Sans leur présence, le résultat aurait été de +- 43% pour le Oui. Cette ruse a permis de rallier les souverainistes par défaut, ces fédéralistes fatigués. Toutes ces manoeuvres se sont développées avec des ressources gouvernementales (aides budgétaires et salaires de fonctionnaires) dont le financement échappait à la loi. Que penser des autres activités du camp du Oui financées par le biais des dépenses institutionnelles et corporatives, voire les syndicats, les artistes, etc? Pensons enfin au recours à la violence psychologique qui renvoie à la malhonnêté intellectuelle. Tel ce procédé de diabolisation des adversaires. Songeons au personnage de Jean Chrétien (le traître) qui n'en avait plus besoin, tellement il avait par ses gestes provoquéle diable et qu'on l'a combattu avec une violence verbale jamais vue . Je pense à l'un des discours de Lucien Bouchard (qui dira plus tard ne pas avoir compris comment il en était arrivé là) qui, montrant le portrait de Chrétien devant de milliers de supporteurs, affirma: "cet homm, il faut le détester". Et que dire du Grand jeu de Jacques Parizeau et de ses intentions inavouées (la cage aux homards)? Voilà des choses qu'il faut savoir mettre en perspective et qui font comprendre que dans un un climat de tension exceptionnel des erreurs ont été faite. En dans l'affaire du Grand jeu, ce un coup de force contraire à l'esprit de cette consultation dont il faudra se rappeler.

Enfin, soutenir la thèse voulant que des québécois furent assez innocents et insignifiants pour avoir voté en fonction de l'argent, soit à cause de la publicité frauduleuse ou à cause du Love in des anglo, relève du plus grand mépris. Parler de vol référendaire est du même ordre! Claude Poulin

Claude Poulin Sillery

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