Les dépenses consacrées à la défense ont progressé de 25 % - Coûteuse modernisation de l'arsenal de la Russie
Mots clés : arsenal militaire, défense, Armement, Économie, Russie (pays)
Moscou -- L'essai, mardi, d'un nouveau missile intercontinental russe confirme que la Russie s'est lancée dans une coûteuse modernisation de son arsenal après la disette budgétaire qui avait suivi l'effondrement de l'URSS. Mais cet effort reste difficile à chiffrer.
Selon les chiffres officiels, les sommes allouées à la défense et à la sécurité avaient déjà progressé de 20 % dans le budget 2006 pour atteindre 5 % du PIB, une part nettement supérieure à celle observée dans la majorité des pays européens membres de l'OTAN, généralement de moins de 2 %.
Les commandes militaires de l'État russe seront en 2007 de plus de 20 % supérieures à celles de 2006. Ces fonds seront principalement utilisés pour le développement des forces nucléaires et des forces de réaction rapide.
Dans son discours annuel à la nation en mai 2006, M. Poutine a donné en exemple le budget militaire des États-Unis, 25 fois supérieur à celui de la Russie en valeur absolue. Il a souligné qu'ils avaient «érigé une forteresse» et que la Russie devait suivre.
Toutefois, ces estimations officielles russes restent discutables du fait de l'insuffisance des outils comptables en Russie même sur les dépenses de maintenance, de la culture du secret héritée de la période soviétique et d'autres différences méthodologiques avec les Occidentaux.
Ainsi, la Russie ne fournit pas le type d'informations généralement fournies par les pays de l'OTAN sur certains personnels militaires -- troupes fédérales aux frontières, garde présidentielle -- équipés pourtant d'armements lourds (chars, avions, artillerie).
Tous ces facteurs font que les dépenses militaires de la Russie représentent au moins le double du budget officiel, selon de nombreux analystes. Les besoins sont cependant si considérables que le retour de la Russie à un statut de superpuissance militaire n'est pas envisageable, selon eux, avant 2015 au plus tôt.
Les présidents américain et russe George W. Bush et Vladimir Poutine se rencontreront les 1er et 2 juillet aux États-Unis pour évoquer le dossier nucléaire iranien et tenter d'apaiser les tensions nées du projet américain de bouclier antimissile en Europe de l'Est.

