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M. Guimont
Un vote annulé pour ces raisons pusillanimes est le seul véritable scandale de ce référendum fait, rappelons-le, en l'ABSENCE de la loi sur la clarté référendaire. En l'absence de cette loi, on ne peut blâmer le gouvernement fédéral pour avoir dépensé 7 cents par citoyen québécois afin d'éviter les dépenses faramineuses (900 000% de plus, i.e. $700 par citoyen?) qu'auraient occasionnées le flou d'une victoire du oui par 50,1% des voix.
Sauver un pays du marasme vaut bien 7 cents, tout comme sauver une personne d'un écartèlement vaut bien qu'un médecin fasse du 61 km/h dans une zone de 50, ou ne fasse pas un arrêt complet à un coin 4-stops. Quand on brise une loi pour obéir à une plus grande, on fait oeuvre de grandeur d'esprit: on prouve qu'on sait faire la distinction entre l'esprit et la lettre de la loi.
Le gouverment fédéral a suivi l'esprit de la loi, mais non la lettre, en 1995, alors que les forces séparatistes ont suivi la lettre de la loi (dans leur zèle annuleur de vote) mais non l'esprit de la loi.
