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De la lettre à l'esprit de la loi.

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Michael Laughrea (mi.laughrea@mcgill.ca)
Envoyé Le mercredi 30 mai 2007 06:00



Parfois il est préférable de briser une petite loi afin d'en appliquer une plus grande.

Le gouvernement fédéral aurait donc dépensé illégalement sept cents par citoyen Québécois afin de sauver le pays! Blâmer le gouvernement fédéral dans les circonstances en question (n'oublions pas que c'était avant la loi sur la clarté référendaire) est semblable à blâmer un automobiliste (un médecin, par exemple) pour avoir roulé à 61 km/h dans une zone de 50, ou ne pas avoir fait un arrêt complet à un coin de rue 4-stop, pour sauver la vie de quelqu'un en danger d'écartèlement.

Je préfère ce 7 cents illégal à toute la magouille et les pertes faramineuses qui auraient été occasionnées par une victoire du oui par 50,1% des voix AVANT la loi sur la clarté référendaire. Un 7 cents illégal qui a sans doute sauvé $700 ou plus par citoyen: rendement, donc, de 900 000 % au bénéfice de chaque citoyen québécois.

Décision osée, courageuse, et bénéfique de M. Chrétien. Merci, M. Chrétien. Les circonstances étaient uniques. Votre geste, ou celui de vos comités, l'était tout autant.

Pointez la lune du doigt, et l'idiot fixera le doigt du regard. Pointez la sauvegarde d'un pays du doigt, et le sans envergure-à-cheval-sur-la-lettre-et-incapable-de-voir-l'esprit fixera avec hargne condescendante et drapée-de-fausse-vertu le 7 cents illégalement dépensé.

La vertu, le sens commun, c'est de dire: un référendum hypothétiquement perdu par un 7 cents par citoyen ne méritait pas d'être remporté.

Le reste, comme dirait Hillel, ce grand pharisien contemporain de Jésus, n'est que commentaire...

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