
Photo: Agence Reuters
On l'appelle «la politique au bord de l'abîme». C'était déjà celle suivie pendant trois décennies par le président syrien Hafez el-Assad. C'est aujourd'hui celle de son fils Bachar, qui s'est représenté hier à un plébiscite visant à le légitimer pour un nouveau mandat de sept ans. Cette «politique au bord de l'abîme», le jeune dirigeant -- il a 41 ans -- ne lui a pas si mal réussi. En 2005, on le disait totalement aux abois. Accablé par sa défaite au Liban, où l'armée syrienne avait dû se retirer sous la pression de la rue et de la communauté internationale, il devait aussi faire face à une enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, dont les premiers résultats visaient clairement que son entourage proche. De plus, le pouvoir se présentait divisé, comme l'ont montré la défection de l'ancien vice-président Abdel-Halim Khaddam et le «suicide» du ministre de l'Intérieur Ghazi Kanaan, entendu dans l'enquête sur la mort de Hariri.
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