Festival TransAmériques - Plaies non cicatrisées
Mots clés : Festival TransAmériques, Culture, Théâtre, Québec (province)
Pendant que le public s'installe, un homme d'âge moyen se ponce le pied et tente d'en adoucir les callosités. Le geste est si banal que personne n'y prête attention. Il faut dire qu'il est posé dans un coin obscur du plateau immense de l'Usine C. Pourtant, celui-ci contient en miniature le drame du protagoniste de Rouge décanté. Le spectateur n'en soupçonne pas encore la gravité, à moins d'avoir lu le roman troublant de l'écrivain néerlandais Jeroen Brouwers dont ce geste est tiré. Ouvrage dont le metteur en scène belge Guy Cassiers propose une adaptation scénique. En levant le voile sur un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, ce monologue intérieur d'une redoutable gravité lance avec fracas le volet théâtral du Festival TransAmériques.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
Si vous êtes abonnés mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.

