Mots clés : ONU, autochtones, Gouvernement, Organisme international, États-Unis (pays), Québec (province)
Des représentants de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) ont lancé un «appel urgent» au gouvernement du Québec à propos des revendications territoriales, hier en marge d'une réunion à l'ONU.
Les Premières Nations ont en effet profité de la tenue de la sixième session de l'instance permanente sur les questions autochtones de l'ONU, à New York, pour réclamer à nouveau l'instauration de systèmes de cogestion des territoires ancestraux et des ressources. Contrairement à d'autres peuples autochtones, les Premières Nations n'ont jamais signé de traité avec l'Angleterre ou la France afin de céder les terres qui étaient autrefois sous leur contrôle. Et les autochtones n'ont jamais renoncé à leur souveraineté sur ces terres, a rappelé le chef de l'APNQL, Ghislain Picard. «Aujourd'hui, la question n'est pas de savoir si les peuples autochtones vivant au Québec possèdent la souveraineté mais plutôt comment faire pour concilier la souveraineté des nations autochtones à la souveraineté de l'État canadien», a dit M. Picard. Les autochtones ont l'intention d'accroître leur visibilité lors de telles réunions internationales afin de faire entendre leurs nombreux griefs envers Québec et Ottawa.