Assemblée générale annuelle - Le Devoir déclare un troisième bénéfice consécutif

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Claude Turcotte
Édition du jeudi 24 mai 2007

Mots clés : bénéfices, Le Devoir, Assemblée générale, Économie, Média, Montréal

Pour une troisième année consécutive, Le Devoir a déclaré en 2006 un bénéfice pour son exercice financier et les indications sont bonnes pour que ce soit encore le cas en 2007. «On peut désormais penser plus à la pérennité qu'à la survie», constate Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, qui présidait hier les assemblées générales annuelles de l'Imprimerie populaire du Devoir inc.

L'an passé, Le Devoir a généré des revenus de 16,5 millions, légèrement en hausse sur ceux de l'exercice précédent. Le bénéfice net fut de 438 079 $, en comparaison de 512 481 $ en 2005, soit un bénéfice net par action B de 12 ¢ au lieu de 14 ¢. Pour le premier trimestre 2007, le chiffre d'affaires fut de 4,3 millions, en comparaison de 4,2 millions à la période correspondante de 2006. Le bénéfice fut de 200 386 $, par rapport à 164 450 $ l'année précédente. «Nous pouvons dire que Le Devoir va bien. Même s'il s'agit de bénéfices malgré tout modestes, ils nous permettent d'envisager l'avenir avec confiance», a déclaré M. Descôteaux.

Les résultats actuels ne sont en rien le fruit du hasard; ils découlent d'abord de la restructuration financière et du ménage dans l'administration de l'entreprise qui avaient été effectués en 1993. «Nous commençons à tirer profit du travail accompli», soutient le directeur, en notant qu'on n'en est pas encore rendu au point de pouvoir verser des dividendes aux actionnaires mais qu'il est quand même possible de commencer à investir, à même les réserves financières, pour renouveler les outils informatiques, par exemple une mise à niveau de logiciels et de banques de données afin d'améliorer les services à la clientèle et la mise en marché. Concrètement, cela veut dire qu'une fois la période de tests en cours terminée, les abonnés du journal sur papier et sur Internet pourront à l'automne effectuer toutes leurs transactions avec l'entreprise de façon virtuelle, tant pour les abonnements que pour les changements d'adresse, les plaintes, etc. Ce sont là «des changements quasi souterrains», mais qui sont importants pour assurer l'efficacité de l'entreprise dans les années à venir.

Ledevoir.com

M. Descôteaux se félicite par ailleurs que la décision ait été prise en 1997 de mettre Le Devoir sur Internet. «Des experts nous ont dit: commencez tout de suite, même si vous n'avez pas beaucoup de moyens. Si vous ne le faites pas maintenant, il y aura un retard que vous aurez beaucoup de mal à rattraper», confie-t-il. En fait, Le Devoir fut le premier quotidien québécois à prendre ce virage virtuel, si bien que le site reçoit maintenant 1,2 million de visiteurs uniques par mois et contribue à plus de 7 % des revenus de l'entreprise. Pour ce qui est de la version papier, le nombre de lecteurs a augmenté de 17 % depuis un an et le tirage progresse malgré la tendance inverse dans le marché des quotidiens.

Enfin, le contenu demeure la mission fondamentale de ce journal. «Un journal peut être sérieux et rigoureux tout en étant vivant et dynamique. Il a une mission sociale et civique, mais il a aussi une mission plus personnelle en s'intéressant aux activités individuelles, comme en témoignent plusieurs chroniques, par exemple sur les vins, les restaurants, les spectacles», souligne le directeur. En outre, à moins d'être totalement inculte, c'est un journal qui peut facilement se lire sans dictionnaire.


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