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Ce n'est pas grave, on refilera la facture aux automobilistes

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Richard Dupuis (le_numero_3@videotron.ca)
Envoyé Le mercredi 23 mai 2007 13:00



Que le maire Tremblay se tienne debout devant les revendications salariales du syndicat des employés d'entretien de la STM, c'est une chose. Le coût total de la convention collective qu'auront à assumer tous ceux qui pigent dans leurs poches pour payer ce service, c'est une autre paire de manches.

Évidemment, une fois la convention signée, on dira devant les caméras qu'il s'agit d'une entente négociée, et qu'elle durera plusieurs années. Une fois cette couleuvre avalée, ce sera au tour des dirigeants de la STM de venir déchirer leur chemise sur la place publique pour cause de sous-financement de l'organisme. Les différents intervenants à réagir dans les médias viendront dire que ce n'est pas si grave, et que l'on refilera un bon pourcentage de la facture aux automobilistes. Encore une fois, ceux-ci gueuleront fort dans les lignes ouvertes en traitant les pétrolières de bandits, et la STM s'en lavera les mains.

Tout le monde semble oublier que peu importe de quel niveau de gouvernement provienne le financement du transport en commun, chacun de ceux-ci pige dans les mêmes poches, soit celles des contribuables, et particulièrement des automobilistes. En France, les choses se sont passées de façon à peu près semblables, depuis les dernières années, ce qui a amené comme résultat que le litre de diesel se vend autour de 1,80$ là-bas! Est-ce cela que l'on vise ici?

À mes yeux, tout cela ressemble de plus en plus au réseau d'aqueduc de la ville de Montréal; on pompe énormément d'eau dans une plomberie qui n'a rien à envier à une passoire. Il en est de même avec la STM; on pompe énormément d'argent des poches des contribuables pour les engloutir dans un système où l'argent est follement dilapidé, que ce soit dans des véhicules fragiles qui coûtent les yeux de la tête à entretenir, ou dans les conventions collectives des divers travailleurs du système, dont les syndicats sont dirigés par des types qui n'ont rien à envier aux mafiosi les plus crapuleux.

La solution, dans ce dossier comme dans tant d'autres, passe par la privatisation, rien de moins.

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