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Les grèvistes égoïstes et un maire qui ne dit pas tout

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Bernard Gervais
Envoyé Le mercredi 23 mai 2007 11:00



Plus personne, à part quelques illuminés, ne croit désormais les employés municipaux quand ils invoquent le bien commun ou leurs supposées mauvaises conditions de travail pour justifier leurs grèves. Tous savent très bien qu'ils sont déjà des travailleurs gras durs qui ne s'intéressent qu'à leurs intérêts personnels et, par conséquent, se foutent complètement de pénaliser, par leurs agissements, surtout les moins nantis.

Par contre, ce qui est troublant, c'est quand on découvre que le maire Tremblay, même s'il répète aux journalistes qu'il ne cédera pas aux demandes des employés d'entretien de la STM, aurait déjà accepté, lors de négociations précédentes, l'idée d'abolir l'âge minimal de la retraite à tous les employés de la Ville et ce jusqu'en 2020. Donc, M. Tremblay aurait déjà plié comme ses prédecesseurs ! Mais ça, bien entendu, il ne le dit pas trop fort et les syndicats non plus. Et qui devra payer encore ? Comme toujours l'ensemble des citoyens.

L'Administration du maire et les syndicats des employés municipaux s'imaginent encore que Montréal est riche. Un jour, si notre ville est en faillite ce sera en grande partie à cause d'eux.


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