Vos réactions
De l'eau dans le carburateur
Le chantage systématique des employés de garage est symptomatique d'un monopole syndical étatique instauré dans les années 60. Malgré que les services dits essentiels sont respectés, les employés les mieux traités au Québec réclament encore plus. N'est-il pas temps de revoir, cette façon de faire archaïque.
Il ne faut pas être devin pour s'apercevoir que le leader syndical n'a pas un cours classique et qu'il a tout juste fini son primaire. Pourtant tel un chef, peu respectueux des usagers, n'hésite pas à prendre en otage les résidents insulaires et périphériques de Montréal.
Voilà qui met de l'eau dans le carburateur de l'annonce ronflante du maire Tremblay. N'oublions pas que le RTC de Québec s'en vient après et c'est la même centrale syndicale qui est au front. Il est temps que les maires de Québec, Sherbrooke, Gatineau, Saguenay et Montréal arrêtent leur esprit de clocher et s'unissent devant un monopole syndical. Tôt ou tard leur sort sera le même que celui que vit présentement le maire Tremblay. L'UMQ a déjà voulu instaurer une équipe de spécialistes de la négociation pour faire face aux nombreuses conventions collectives municipales qui n'ont du coté syndical qu'une seule centrale : le SCFP. Les villes n'ont pas voulu mettre en commun leurs forces et investir dans une table unique comme le syndicat. Ils ont préféré négocier chacun de leur bord. Résultat, il s'agit qu'un maire soit en élection pour que le syndicat puisse le faire plier et ainsi imposer un pattern dans toutes les autres négociations prétextant qu'une ville n'est pas pire que l'autre. Vous savez le principe du chaînon le plus faible...
Les treize villes de Québec ont déjà fait front commun et réussi à imposer leur pattern de 2%, Mme Boucher qui a été la seule affectée par une grève doit s'en souvenir. Céder à toutes les demandes syndicales est remettre à plus tard tout développement du transport en commun et faire augmenter la facture éventuelle de cette planification. Montréal nous a habitué à d'énormes dépassements de coûts, il est temps que ca cesse. La seule façon est un front commun des municipalités avec une équipe de négociateurs chevronnés qui pourraient négocier à armes égales face à une force syndicale coordonnée selon un pattern qui de toute façon, sera recopié à chaque négociation. Il est temps de donner le ton dans la masse salariale des municipalités et de leurs organismes satellites car ce n'est que le début d'une ronde infernale qui va encore faire grimper les budgets municipaux de façon exponentielle.
