Ouverture du chantier du Carmel
Mots clés : rénovation, monastère des carmélites, Construction, Montréal
Six millions en travaux de maçonnerie seront nécessaires d'ici cinq ans

Photo: Jacques Grenier
«Le mur de la ruelle penche de façon alarmante», explique Josette Michaud du cabinet montréalais Michaud & Beaupré Architectes, responsable du chantier. «Certaines sections seront défaites complètement puis remontées. C'est un travail considérable quand on sait que le mur fait jusqu'à huit mètres de hauteur. Mais il s'agit aussi d'une intervention éminemment technique.»
Le monastère des carmélites, situé sur le Plateau-Mont-Royal, près des rues Saint-Denis et Laurier, occupe un site de 1,5 hectare comprenant un très grand jardin. La précédente ministre de la Culture, Line Beauchamp, l'a classé en mars 2006. Cette décision venait clore une longue saga déclenchée par la décision de la communauté cloîtrée de vendre son domaine centenaire, motivée en partie par le manque de moyens pour l'entretenir.
La structure murale en réfection allie surtout des blocs de calcaire et d'autres en granit. Les travaux initiaux portent sur une portion d'environ 60 mètres, soit le tiers de la longueur du mur oriental.
Michaud & Beaupré Architectes proposent un plan d'intervention sur cinq ans. Les autres sections du rempart seront également restaurées. Le mur ouest, longeant la rue Henri-Julien, ne s'élève qu'au tiers de la hauteur de son vis-à-vis. Mme Michaud explique que cette faible taille s'explique par un effondrement datant des années 1960, lorsque le métro a été creusé. Les reconstructions suivantes ont été mal réalisées, et les infiltrations d'eau font maintenant gonfler la structure.
La maçonnerie des bâtiments intérieurs sera également retouchée. D'autres travaux permettront la remise aux normes sécuritaires du complexe conventuel.
Les carmélites vivent cloîtrées, observent le silence et se livrent au jeûne et à la prière. La grande communauté mondiale des carmélites déchaussées, issue de la réforme de Thérèse d'Avila, compterait actuellement environ 12 000 soeurs sur cinq continents. L'antenne montréalaise, bâtie à la fin du XIXe siècle, a toujours abrité moins de 20 religieuses. Fait à noter, le Carmel du Plateau remplace un édifice précédent, construit dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, puis encerclé par les activités portuaires et finalement détruit.
L'ordre mendiant vit de la charité publique. Les religieuses montréalaises doivent organiser des levées de fonds spéciales pour payer la portion des travaux qui est à leur charge. Certaines communautés un peu plus riches pourraient leur venir en aide.
La Fondation du patrimoine religieux a reçu un plan quinquennal d'intervention du Carmel de Montréal. La première subvention, d'un montant de 560 000 $, est l'une des cinq plus importantes versées cette année. En 2007-08, la Fondation du patrimoine religieux soutiendra financièrement 72 projets, pour un total de quelque 12,5 millions.
Vos réactions
Fondation - par France Lafontaine
Le vendredi 25 mai 2007 23:00
Le Carmel, ça n'a pas de prix ! - par France Lafontaine
Le jeudi 24 mai 2007 19:00
Carmel - par Alice Brisebois Raby
Le mercredi 23 mai 2007 18:00

