La saison des ouragans s'annonce active aux États-Unis

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

PC
Édition du mercredi 23 mai 2007

Mots clés : ouragans, Climat, États-Unis (pays)

Washington -- C'est une nouvelle de mauvais augure pour les côtes est et sud-est des États-Unis: la saison des ouragans de l'Atlantique devrait être cette année plus chargée que d'habitude, avec l'apparition attendue de 13 à 17 tempêtes tropicales, dont sept à 10 ouragans, ont annoncé hier les prévisionnistes du Service national (américain) météorologique (NWS).

Les spécialistes canadiens affirment, quant à eux, qu'il est impossible de savoir de quelle façon cela pourrait se traduire au Canada. Peter Bowyer, superviseur au Centre canadien de prévisions d'ouragan, a indiqué hier que les prévisions saisonnières ne devraient pas être ignorées, mais qu'elles ne constituaient pas une indication précise du nombre de tempêtes qui éclateront. Évoquant l'ouragan Juan qui a frappé de façon dévastatrice la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard en 2003, M. Bowyer a estimé qu'il suffisait d'une seule tempête pour qu'une année devienne mauvaise.

Se préparer au pire

La probabilité d'une activité au-dessus de la normale est de 75 %, estime l'Administration nationale (américaine) pour les océans et l'atmosphère (NOAA), auquel le NWS est affilié. Il est donc très important que les habitants des zones côtières de l'est et du sud-est des États-Unis, ainsi que ceux des Caraïbes, se préparent à cette perspective, a souligné Bill Proenza, directeur du Centre national des ouragans à Miami.

Après Katrina et Rita en 2005, beaucoup avaient craint l'été dernier de nouvelles tempêtes dévastatrices aux États-Unis, mais le développement inattendu du phénomène climatique El Niño avait réduit les risques. Ce dernier a toutefois pris fin.

Au début du mois déjà, deux experts éminents des ouragans, Philip Klotzbach, chercheur associé à l'Université du Colorado, et Joe Bastardi, prévisionniste de la société AccuWeather, ont prédit une recrudescence du nombre d'ouragans cette année. Comme pour illustrer ces pronostics, une tempête subtropicale baptisée Andrea s'est formée au large du sud-est des États-Unis, devenant la première tempête nommée de l'année, bien avant l'ouverture officielle, le 1er juin, de la saison des ouragans. Celle-ci s'achève en théorie le 30 novembre, mais la saison 2005, pour le moins atypique, a dérogé à la règle en se prolongeant jusqu'à fin décembre.

Jusqu'à 17 tempêtes

L'an dernier, on a recensé seulement 10 tempêtes nommées dans l'Atlantique, mais aucune n'a abordé les côtes américaines. M. Klotzbach et son collègue de l'Université du Colorado, William Gray, prévoient une saison «très active» cette année avec 17 tempêtes nommées, dont neuf ouragans. M. Bastardi avance des estimations plus prudentes en prédisant 13 à 14 tempêtes nommées, dont six ou sept qui frapperaient les côtes américaines.

Selon M. Bastardi, les côtes texanes, sur le golfe du Mexique, ont deux fois plus de risques d'être touchées dans une année de forte activité, et le risque est multiplié par quatre pour la Floride.

En 2005, l'ouragan Katrina, qui avait notamment balayé La Nouvelle-Orléans, avait fait 1500 morts et causé pour 80 milliards $ US de dégâts.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com