France - Projet de fusion des Églises luthérienne et réformée

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AFP
Édition du mardi 22 mai 2007

Mots clés : Église réformée, Église luthérienne, fusion, Église (immeuble), Religion, France (pays)

Paris -- Les Églises luthérienne et réformée de France ont tenu hier à Sochaux un synode commun au cours duquel elles ont posé les bases de leur union future au sein de l'Église protestante unie qui verrait le jour «au plus tard en 2013».

Selon le texte voté à l'issue du synode, les deux Églises se réjouissent de la perspective d'une union «en vue d'un meilleur témoignage de l'Évangile».

Il ne s'agit pas d'effacer les différences entre les deux Églises qui remontent à Luther et Calvin, mais de les doter d'instances nationales uniques.

Le synode de Sochaux a décidé de «mettre à l'étude dans les Églises locales, les paroisses, les consistoires et les Synodes régionaux le projet de nouvelle Union nationale organisée en régions confessionnelles, les unes luthériennes, les autres réformées et disposant d'instances nationales uniques (Synode, comité directeur, commission des Ministères, Commissions synodales) où l'on veillera à respecter les sensibilités de chacun des partenaires», selon le texte final.

L'Église réformée de France compte 300 000 fidèles et l'Église évangélique luthérienne de France 36 000. Les dirigeants des deux Églises rappellent qu'elles ont déjà entre elles «un long compagnonnage», que des luthériens fréquentent des temples réformés et inversement, et qu'elles ont des liturgies communes, notamment pour le baptême d'adultes et pour la réception des nouveaux membres.


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