Vos réactions

Kyoto, cette arnaque !!!

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Fernand Trudel
Envoyé Le samedi 19 mai 2007 14:00



C'est la seconde fois que je dénonce la tactique des kyotistes de faire des articles auquel on ne peux réagir. sous le titre «Changements climatiques - De Boer lance un appel aux pays récalcitrants« , les trois amis écolos du Canada (Équiterre, Sierra et la fondation Suzuki) sont intervenus pour réclamer la bourse du carbone, cette arnaque internationale.

En Avril dernier, le crédit de carbone se négociait à 0,48 euros (0,60$ canadien)la tonne, à la bourse européenne. C'est une aubaine pour les industries polluantes qui veulent acheter la paix à vil prix. La pénalité dans le plan Baird est de 15 $ la tonne. Évidemment les industriels ont choisi d'activer la venur de la bourse du carbone pour ne pas dépolluer à bas prix. Mais que fait-on de cet argent transigé. On l'envoie à la Banque Mondiale qui privilégie des projets dit énergétiques. Ainsi, la Banque Mondiale vient d'aspprouver pour 43,2 millions, la construction d'une centrale électrique biénergie (capteurs soleaire et gaz naturel) au Maroc. Mais que va t'on faire de cette électricité ? On vient de découvrir des gisements énormes de gaz naturel au Maroc et du pétrole en Algérie. Il faut alimenter l'europe de ces énergies et la seule façon de développer l'extraction est d'amener l'électricité en Afrique du Nord. Ceux qui veulent me contredire devront expliquer ce que veux signifier la phrase suivante émanant du communiqué de la Banque Mondiale. «Le projet vient en réponse au besoin urgent du Maroc de renforcer sa capacité énergétique. En effet, le gouvernement marocain est en phase de mise en oeuvre de nouvelles politiques pour diversifier les sources d'énergie, afin de réduire la dépendance énergétique du pays et favoriser son intégration dans les marches régionaux et les marchés de l'Union Européenne.» Oui on veut exploiter le gaz natiurel pour le marché de l'Union Européenne. Comme quoi la diminution de GES n'est pas au rendez-vous...

Quand à l'éthanol, les écolos se tournent vers une énergie chère à produire et dont la capacité d'approvisionnement est limitée. Faudra enlever du pain de la bouche du monde pour faire de l'éthanol. De toutee façon, le plan Baird ne s'aligne pas du tout vers cette sorte d'énergie mais plutôt vers l'hydrogène tout comme en Californie. Pourtant ces écolos à la menthe devraient connaître le centre de l'Énergie à Shawinigan où le centre de recherche en Hydrogène de L'UQTR avance à grand pas. Voici le site des projets sur l'Hydrogène du gouvernement du Canada, du centre de recherche de l'UQTR.

http://www.nrcan.gc.ca/es/etb/ctfca/ProjectDesc_f.html

http://irh.uqtr.ca/

Quand aux batteries servant à stocker l'Hydrogène, une découverte importante vient d'être faite au MIT au Massachusetts, le nanocondensateur. Voici le lien pour la nouvelle qui a paru dans le Figaro en France.

http://www.lefigaro.fr/automobile/
20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html

Nul doute que les recherches sur l'automobile, même électrique, sont plus avancées que l'Éthanol. Vous n'avez qu'à fureter sur ce site internet pour vous en rendre compte : http://www.clean-auto.com/article.php3?id_article=1053

Je suis tanné de ces alarmistes qui prennent toute la place pour dire que le gouvernement ne fait rien et que le dossier des GES empire. C'est faux car depuis 1990, le niveau a baissé globalement et c'est Yvo De Boer, secrétaire général du CCNUCC qui l'a dit. Voici un extrait du bilan qu'il a tracé : «Les émissions de ces gaz à effet de serre (GES), dont le principal est le dioxyde de carbone (CO2), ont diminué de 3,3% dans les pays industrialisées de 1990 à 2004». Alors arrêtez de nous énerver le pompon...

Quand au gouvernement Harper tellement décrié par ces faiseurs de conférence mais qui n'agissent pas, son plan est concret et réaliste. Il a signé avec toutes les provinces des ententes de participation d'un montant de 1,5 milliard. Ainsi, au Québec, c'est 350 millions qui est inclus dans le calcul du déséquilibre fiscal de 2,3 milliards qu'Ottawa verse au Québec.

Ses programmes sont nombreux:

Octroi de 1,5 milliard de dollars pour soutenir les projets environnementaux des provinces et des territoires pour réduire les gaz à effet de serre et la pollution de l'air.
Octroi de 2 milliards de dollars pour soutenir la production de carburants renouvelables.
Imposition de 5 p. 100 de contenu renouvelable dans l'essence d'ici 2010 et de 2 p. 100 dans le carburant diesel et l'huile à chauffage d'ici 2012.
Octroi de 2 milliards de dollars pour les initiatives écoÉNERGIE pour aider les Canadiens et les Canadiennes à utiliser l'énergie plus efficacement, augmenter les approvisionnements énergétiques et concevoir des technologies énergétiques propres.
Octroi de 1,3 milliard de dollars aux transports en commun.
Octroi de 100 millions de dollars à la Stratégie écoTRANSPORT dans le cadre d'initiatives nouvelles de transport propre.
Octroi de 36 millions de dollars, étalés sur deux ans, au Programme de «mise à la ferraille» des vieux véhicules.
Rabais allant jusqu'à 2 000 $ à l'achat d'un véhicule à haut rendement énergétique et une imposition allant jusqu'à 4 000 $ sur les véhicules qui ne le sont pas.
Crédit fiscal à l'achat d'un laissez-passer mensuel de transport en commun.
Formation d'un Corps responsable d'effectuer les tâches reliées à l'entreposage et au captage du carbone dans le cadre d'NERGIE dans le but de recommander les meilleures façons pour le Canada d'implanter à grande échelle cette technologie prometteuse du captage du dioxyde de carbone et les meilleures façons de l'entreposer profondément dans le sol.
Octroi de 160 millions de dollars, étalé sur deux ans, pour offrir des rabais axés sur le rendement à l'achat de nouveaux véhicules utilitaires légers.
Le nouveau gouvernement du Canada prend aussi des mesures pour protéger le patrimoine naturel canadien, renforcer la mise en oeuvre des dispositions de la Loi sur les espèces en péril, mettre en oeuvre une nouvelle stratégie nationale sur l'eau et améliorer l'application des lois sur la protection de l'environnement.

Une chance que ce gouvernement se tourne les pouces...

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com