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Un projet douteux et à risques!
Comment se fait-il que ce marché a été mis en place, ici au Québec? Est-ce un choix de notre société? On sait que le maïs est la plante qui exige le plus de pesticides et qu'en plus cet aliment est transgénique, la plupart du temps ...alors pourquoi prend-on des mauvaises décisions? répercussions qui coûteront cher du point de vue environnemental mais qui rapporteront à certains ...
Subventions de 345 millions de dollars aux OGM camouflées en mesures environnementales ?une subvention déguisée de 345 millions de dollars aux cultures génétiquement modifiés (GM) suite au rejet croissant des OGM sur les marchés internationaux. De plus, produire des biodiésels avec principalement du maïs et du canola est probablement une des pires options d'un point de vue environnemental, notamment sur la réduction des gaz à effect de serre et le bilan énergétique global. En fait le plan Harper qui veut réduire de 4 mégatonnes les émissions de GES ce qui représente environ actuellement 0,5 % de toutes les émissions de GES du Canada ! Un montant ridicule lorsque l'on sait que le Canada devrait les réduire d'environ de 30 % pour remplir ses obligations selon le protocole de Kyoto.
Si l'utilisation de l'éthanol à des fins bacchiques ne saurait être remise en question, la preuve scientifique de la rentabilité énergétique, économique et environnementale de l'utilisation de l'éthanol comme carburant est loin d'être faite.
Ce genre de culture requiert des surfaces cultivables importantes, beaucoup d'eau, d'engrais chimique, et de pesticides. Le cocktail complet pour appauvrir les sols...qui dit mieux?
En outre, le bilan est loin d'être reluisant pour l'environnement. La production d'un litre d'éthanol requiert 1700 litres d'eau douce et rejette dans l'environnement 12 litres d'effluents nocifs (engrais et pesticides).
Il est loin d'être évident que le plan vert Harper bénéficiera à l'environnement et au peuple canadien.
Par contre, ce qui est plus sûr, c'est que les grands capitalistes, les patrons des multinationales céréalières et les grands distillateurs doivent déjà se frotter les mains d'aise à l'annonce des plantureuses subventions gouvernementales (il en faut, car le projet n'est pas rentable...); ainsi que de l'explosion prochaine de la demande (et du prix) des céréales, et aussi de la viande, car les animaux de boucherie sont engraissés avec ces mêmes céréales.
Je suis de plus en plus inquiète pour la démocratie lorsque je vois un gouvernement négliger, escamoter, ou masquer carrément les vrais enjeux pour rendre acceptable à la population un projet douteux.
lise jacques
