Les politiciens songent à réduire leur bilan de carbone

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Édition du samedi 19 et du dimanche 20 mai 2007

Mots clés : GES, bilan de carbone, politiciens, Canada (Pays)

Ottawa -- Les politiciens canadiens commencent à songer à l'impact sur l'environnement de leurs déplacements aériens.

Les déplacements fréquents en avion des politiciens entre leur circonscription, Ottawa et d'autres endroits à l'intérieur d'un immense pays ou à l'étranger contribuent à élever leur bilan carbone dans la stratosphère.

L'aviation est pourtant une des sources d'émissions de gaz à effet de serre (GES) qui enregistre la plus forte croissance. Une étude du gouvernement britannique indique que les émissions de GES de l'aviation pourraient atteindre 17 % de toutes les émissions faites par l'homme d'ici à 2050. D'autres recherches suggèrent que les émissions de GES des avions à haute altitude sont encore plus nocives.

Au Canada, au moins deux douzaines de fonctionnaires et d'assistants politiques ont volé jusqu'à Toronto pour aider le ministre de l'Environnement, John Baird, à annoncer son plan vert à un groupe de journalistes qui ont aussi majoritairement pris l'avion à partir d'Ottawa.

À la question de savoir si le bilan carbone de la manoeuvre avait été calculé, un assistant du ministre a répondu que non.

M. Baird a indiqué jeudi qu'il n'investissait pas dans un programme d'énergie renouvelable pour compenser les GES produits par ses vols personnels. Il a toutefois soutenu que le gouvernement conservateur avait moins recours au transport aérien que le précédent gouvernement libéral.

L'Institut Pembina estime qu'un vol aller-retour de 10 heures émet un dixième de tonne de GES, alors que les émissions annuelles moyennes d'un Canadien sont de cinq tonnes.

Tous les chefs de parti fédéraux ont indiqué vouloir réduire leur bilan carbone au cours de la prochaine campagne électorale, une des activités politiques responsables d'émissions de GES.

Un représentant du gouvernement a spécifié que le premier ministre Stephen Harper étudiait des moyens pour réduire son bilan carbone, mais il n'a pas pu révéler de détails.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, a annoncé la semaine dernière qu'elle voyagerait le plus possible en train durant la prochaine campagne électorale pour réduire ses émissions de GES, précisant que les trains émettaient la moitié des émission d'un avion et que ça mettait en valeur le programme du parti, qui veut encourager le transport ferroviaire.


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