Viaduc de la Concorde - Le ministère des Transports se défend d'avoir mal fait son travail

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PC
Édition du samedi 19 et du dimanche 20 mai 2007

Mots clés : ministère des Transports, Viaduc de la Concorde, Commission d'enquête, Québec (province), Laval (région)

Le ministère des Transports répète que l'effondrement du viaduc de la Concorde n'était pas prévisible et que ses employés ont bien fait leur travail d'entretien et d'inspection au fil des ans, et ce, avec diligence.

Au lendemain de la suspension des travaux de la Commission d'enquête sur le viaduc de la Concorde, un haut fonctionnaire du ministère des Transports a cru bon, hier, de rencontrer les médias pour soulever des aspects qui, à ses yeux, ne sont pas suffisamment ressortis des travaux de la commission.

La commission Johnson a achevé, jeudi, les premières phases de ses audiences publiques et les a suspendues pour trois semaines. Lorsqu'elle reprendra ses audiences, le 6 juin, elle se penchera sur les différents rapports d'experts.

Le directeur général de Montréal et de l'Ouest du Québec au ministère, Jacques Gagnon, a nié avoir tenu à rencontrer les médias parce que, aux yeux de certains, le ministère pourrait avoir mal paru lors des audiences. «Moi, je ne pense pas que le ministère des Transports a mal paru devant la commission. Ce n'est pas à cet effet-là qu'on fait un point de presse ce matin. On fait un point de presse pour donner quelques explications supplémentaires sur ce qu'on estime que nos témoins n'ont pas nécessairement eu l'occasion de pouvoir dire devant la commission.»

La thèse du ministère sur l'effondrement du viaduc est qu'il y avait une fissuration profonde, interne, qui ne pouvait être détectée lors des inspections sommaires et générales au fil des ans. Selon le ministère, la fissure observée par l'un de ses ingénieurs en 2004 n'est pas la même que celle qui serait reliée à l'effondrement du 30 septembre 2006.

«On l'a dit à la commission, mais ça n'a peut-être pas nécessairement ressorti autant qu'on l'aurait voulu: l'événement malheureux du 30 septembre 2006 ne pouvait pas être prévu en 2004», a soutenu M. Gagnon.


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