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Du XIXe au XXIe siècle
Je m'explique mal comment, à moyen et long terme, cette technologie, aussi avancée qu'elle soit, saura répondre réellement au besoins des usagers et ce, sans engendrer des coûts démesurés. Ce chantier monstre (voir les problèmes encourus à Marseille lors de la construction de son tramway) semble davantage répondre aux besoins de l'administration de laisser une marque indélébile sur Montréal après son passage à l'Hôtel de Ville.
Si le transport en commun a comme but premier de faciliter l'accès au centre de la ville et ce, sans voiture et est « destiné à une clientèle de travailleurs » à quoi bon monter le Mont Royal en tramway? Y a-t'on ouvert une mine de cuivre? Ah! Les nobles mineurs, boîte à lunch à la main et casque sous le bras... je les avais oubliés. Et dans le Vieux- Montréal, est-ce que le centre des affaires y est retourné sans qu'on s'en rende compte? Oh! non non non, c'est pour les touristes... Ah bon. C'est tout un investissement pour quelque chose qui servira que quatre mois par année. De plus, je ne savais pas que le Vieux et le Mont-Royal étaient si expansifs qu'on ne pouvait pas les arpenter à pied. En fait, je croyais qu'était là l'intérêt de ces lieux. « Non non non, vous ne comprenez pas, il y a trop de voitures sur le Mont-Royal» Ah oui? Et si on ferme le chemin Camilien-Houde, qu'arrive-t'il au chemin de la Côte Sainte-Catherine et l'avenue des Pins et les débordements de circulation automobile qui s'y déverseront? J'imagine qu'ils ne sont pas « assez » sur la montagne... Doit-on rappeler que Central Park est traversé de 5 artères sans trop en souffrir. Si on ne veut plus de voitures sur le Mont-Royal, qu'on convertisse des places de stationnement en espaces verts. Un peu plus raisonnable comme manoeuvre, mais j'avoue, c'est pas avec ça que le Maire deviendra le grand maire du XXIe siècle.
Et pour ce qui est de la boucle avenue du Parc - chemin de la Côte-des-Neiges, il y a certainement besoin de revoir le service offert, mais les solutions à porter devraient être applicables à l'ensemble du réseau. Au lieu d'imposer une nouvelle infrastructure que je qualifierais de lourde, pourquoi ne pas simplement électrifier la flotte d'autobus et en augmenter le nombre et la capacité? Cette solution capitalise sur la popularité de la boucle 80, 165, 365 (aux heures de pointe, surtout si la météo est moins clémente, ces autobus sont si bondés qu'il arrive qu'on ait à en laisser passer 2 ou 3 avant d'avoir la chance d'embarquer), tout en réduisant les coûts d'implantation (au lieu de rails, on n'aura qu'à installer un système d'alimentation électrique - les fameux fils qu'on trouvait si laid jadis). Une solution simple qui minimise l'impact sur l'infrastructure (qu'on arrive à peine à entretenir adéquatement), mais qui, encore, je l'avoue, est moins « historique » qu'un rutilant tramway.
