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Y a des façons plus économiques environnementalement
Kyoto lutte pour influencer le climat, ce qui est une utopie car l'homme ne peut domestiquer la nature. Mais il peut réparer ses dégats de pollution. Les concentrations urbaines amènent un smog que Kyoto n'aborde pas malgré de nombreuses études sur le sujet. C'est vrai que je m'évertue à dire que Kyoto se trompe de cible et que les États-Unis ne l'ont pas signé car trop onéreux et peu efficace. Le GIEC ne reconnait pas l'importance des concentrations urbaines créant un ilot de chaleur assez intense pour que les nuages de smog apparaissent. L'ex-président Clinton reconnait tout comme le plan Baird cette dimension de l'environnement et en font des priorités. Le plan Baird parle de la qualité de l'air ambiant et touche directement les ICU que le GIEC a négligé dans ses rapports. Pourtant des études par milliers concluent à cette dimension de la pollution de l'homme. Je n'en cite que quelques unes :
Quatre Références sur le problème chinois
1) Ren, G.Y. et al. (2007), Implications of temporal change in urban heat island intensity observed at Beijing and Wuhan stations, Geophys. Res. Lett., 34, L05711.
2) Jones P.D. et al. (1990), Assessment of urbanization effects in time series of surface air temperatures over land, Nature, 347, 169-172.
3) Wang W.C. et al. (1990), Urban Heat Islands in China, Geophys. Res. Lett., 2377-2380
4) Zhou L. et al. (2004), Evidence for a significant urbanization effect on climate in China, PNAS, 101, 9540-9544.
Une série de références à travers le monde
5) Calnay E., M. Cai (2003), Impact of urbanization and land-use change on climate, Nature, 423, 528-331.
6) Fujibe F. (1995), Temperature rising trends at Japanese cities during the last hundred years and their relationships with population, population increasing rate and daily temperature ranges, Papers in Meteorology and Geophysics, 46, 2, 35-55.
7) Gallo K.P. et al. (1999), Temperature trends in the US historical climatology network based on staellite designated land-use land-cover, Journal of Climate, 12, 5, 1344-1348
8) Gonzalez J.E. et al. (2005), Urban heat islands developping in coastal tropical cities, Eos, 86, 42, 397-403
9) Hansen J. et al. (2001), A closer look at United States and global surface temperature change, J. Geophys. Res., 106, 23947-23963.
10) Higane L.S. (1996), Is a signature of socio-economic impact written on the climate ?; Climatic Change, 22, 1, 91-162.
11) Ichinose T. (2001), Regional warming relaated with land use change during past 135 years in Japan, in T. Matsumo, H. Kida, Present and Future of Modeling Global Environmental Change: Toward Integrated Modeling, 433-440, Terrapub.
12) Jin M. et al. (2005), The footprint of urban areas on global climate as characterized by MODIS, Journal of Climate, 18, 1551-1565.
13) Jones P.D., A. Moberg (2003), Hemispheric and large-scale surface and temperature variations, an extensive révision and an update to 2001, Journal of Climate, 16, 206-223
14) Oke T.R. (1976) City size and the urban heat island, Atmos. Environ., 7, 769-79.
15) Oke T.R. (1982), The energetic basis of an urban heat island, Quart. J. Roy. Meteor. Soc.,108, 1-24
16) Parker D.E. (2004), Large-scale warming is not urban, Nature, 432, 18, 290.
17) Peterson T.C. (2003), Assessment of urban versus rural in situ temperatures in the contiguous United States: No difference found, Journal of Climate, 16, 2941-2959
18) Pielke R.A. (2002), The influence of land-use change and lanscape dynamics on the climate system: relevance to climate-change policy betond radiative effect of grennhouse gases, Phil. Trans. Res. Soc. Lond. A, 360, 1705-1719
19) Pielke R.A., T. Matsui (2005), Should light wind and windy nights have the same temperature trends at individual levels even if boundary mayer averaged heat content change is the same ?, Geophysical Research Lettters, 32, 21, doi:10.1029/2005GL024407
20) Streutker D. (2003), Satellite-measured growth of the urban heat islnd of Houston, Texas, Remote Sensing of Environment, 85, 3, 2595-2608
21) Torok S.J. et al. (2001), Urban heat island features of southeast Australian towns, Aust. Met. Mag., 50 1-13.
CONSTAT GÉNÉRAL
La température des zones urbaines et péri-urbaines est supérieure à celle des zones rurales environnantes. Cette différence peut atteindre une amplitude de 10°C dans les cas extrêmes. Elle est particulièrement marquée en hiver et la nuit, ce qui correspond à la tendance observée du réchauffement global (hausse des températures minimales plus que maximales). Le GIEC a écarté d'un revers de la main l'importance de ces "îlots de chaleur urbains" (ICU), en estimant leur éventuelle contribution à la hausse séculaire des températures à 0,05°C seulement. Or, de nombreuses études récentes ont montré que l'amplitude des ICU n'a fait que croître, que bon nombre de zones considérées comme "rurales" dans les enregistrements sont en fait péri-urbaines, que l'essentiel du réchauffement global moyen s'est concentré sur une part limitée du globe, la plus industrialisée. L'ensemble de ces travaux récents conduit à deux hypothèses : a) le réchauffement de 0,6°C peut être dû à une surestimation de la température urbaine dans la température globale ; b) quelle que soit la valeur du réchauffement réel du globe, la responsabilité des gaz à effet de serre est sans doute moindre que prévu. Ce qui invalide du même coup la plupart des modèles attribuant aux seuls GES un effet majeur sur la hausse des températures.
BARROW, UNW VILLE TRÈS RÉCHAUFFÉE
A Barrow (Alaska), petite ville de 4600 habitants en 2000, l'effet de l'îlot de chaleur urbain (ICU) est déjà très sensible et fait varier la température moyenne hivernale de plus de 2 °C. Les experts nous assurent pourtant que les ICU sont négligeables dans les enregistrements climatologiques du XXe siècle...
Barrow est une petite ville située sur une péninsule du même nom, en Alaska. La péninsule s'ouvre sur la mer de Beaufort à l'Ouest, la mer des Chuckchi (Tchouktches) au Nord-Est. Cette dernière est ainsi nommée en référence à l'ethnie dominante des populations natives.
Entre 1900 et 2000, Barrow est passé de 900 à 4600 habitants. En juin 2001, K.M. Hinkel et son équipe sont venus étudier sur place l'effet de l'îlot de chaleur urbain. A cette fin, ils ont posé 54 capteurs dans Barrow et dans ses alentours. La moitié des capteurs était située dans la petite ville, l'autre moitié dans une aire d'environ 150 km2. Des relevés horaires ont été effectués sur toute la période hivernale, de décembre 2001 à mars 2002.
Le résultat de cette analyse minutieuse est assez étonnant.
Sur toute la période hivernale, la différence moyenne entre la ville et ses alentours est de 2,2°C, le centre étant bien sûr plus chaud que la périphérie. Cette différence est d'autant plus marquée que les conditions sont calmes (vent < 2 m s-1). La différence moyenne des températures diurnes rurales-urbaines en conditions calmes s'établit ainsi à 3,2 °C.
Durant la même période, la différence moyenne des températures diurnes s'est élevée à mesure que la température refroidissait, atteignant des pics de 6 °C en janvier et février. En condition à la fois calme et froide, les capteurs ont même enregistré un record horaire d'amplitude diurne supérieure à 9°C !
Bien sûr, les conditions climatiques arctiques de la région sont particulières. Mais qu'une petite ville de moins de 5000 habitants enregistre des différences moyennes de températures de 2,2 °C avec sa périphérie rurale indique assez combien l'effet des îlots de chaleur urbains est ubiquitaire et important.
Références
Hinkel K.M. et al. (2003), The urban heat island in winter at Barrow, Alaska, International Journal of Climatology, 23, 1889-1905.
Comment le protocole de Kyoto a t'il oublié ce phénomène ??? Pourquoi le GIEC ne s'en est pas préoccupé dns ses conclusions ??? Faudra t'il suivre longtemps le battage médiatique des gourous du climat???
Pourtant le smog des grandes villes existe mais Kyoto ne l'aborde pas directement !!!
Quand on se préoccupe de vouloir contrôler les astres au lieu de nettoyer son perron ca donne des coups d'épée inutiles dans l'air et c'est ce que fait le GIEC avec son protocole de Kyoto...
Une chance que le plan Baird décrié par les écolos à la solde du GIEC s'en préoccupe. Clinton a compris et promets d'investir 5 milliards dans les villes qui s'attaqueront au problème du smog intelligemment. Est-ce que Montréal peut relever le défi et faire des gestes concrets nonobstant Kyoto qui est dépassé et couteux. Moi je penses que Oui. Pour ca, il faut cesser de rêver comme le maire Teremblay qui veut mettree des péages aux portes de l'ile pour engloutir ces sous dans des projets faramineux comme seuls Drapeau savait en faire. Le pire c'est toute la province qui payent la note sans en voir des effets...
Vaut mieux avoir des projets moins pharaoniques mais qui seront aussi efficaces et plus facilement adaptables à toutes transformations subséquentes. Le transport en commun mérite d'être améliorer si on veut diminuer le flot automobile à Montréal. L'ouverture du métro à Laval en est la preuve évidente qu'une amélioration du transport en commun contribue à diminuer le traffic automobile. Un projet de tramway est une bébelle touristique dont nous n'avons pas les moyens de nous payer. Les tramways ont existés à Montréal mais les rails nuisaient à la circulation du centre-ville et on les a enlevé contrairement à Toronto. Il est trop tard le mal est fait. On ne peut déplacer des rails aussi facilement qu'une ligne d'autobus hybrides ou électriques et ca coute plus cher, n'en déplaisent aux rêveurs et écolos. Luttons efficacement selon nos moyens...
