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Quand la fin, plutôt que la raison, justifie les moyens

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Louis Lapointe
Envoyé Le jeudi 17 mai 2007 10:00



Bonjour,

La direction de l'UQAM est en train de nous faire la démonstration que ce sont souvent les pires raisons qui nous poussent à commettre les gestes les plus insensés. La direction de l'UQAM appuie maintenant sans réserve l'augmentation des droits de scolarité proposée par le gouvernement et s'apprête à augmenter elle-même les frais afférents de ses étudiants.

Alors que jadis le sacro-saint principe de l'accessibilité universelle la gênait de demander un effort financier supplémentaire à ses étudiants, aujourd'hui, sa mauvaise gestion et l'augmentation inconsidérée de ses dépenses justifieraient une hausse de l'ensemble des frais répercutés aux étudiants de l'UQAM. Au pays des universités, ce n'est pas l'augmentation des services qui justifient la hausse des frais de scolarités, c'est la mauvaise gestion. Adieu nos beaux principes !

Les analystes ont été presque unanimes à réclamer plus d'oxygène pour nos universités. Peu d'entre eux leur ont demandé une vraie reddition de compte de leur gestion, pas seulement celles des bâtiments, également celle de la tâche des professeurs. D'ailleurs, qu'est-ce qui nous prouve qu'ils seraient plus compétents à gérer leurs propres affaires mieux que des tours à bureaux ou des stationnements? Après tout, c'est bien à l'université qu'on nous enseigne les règles de la bonne gestion et de l'éthique! On voit le résultat!

Au contraire, tout nous indique que plus d'oxygène, comme le disent les bien-pensants, ne contribuera qu'à alimenter davantage le feu qui ravage déjà nos universités. Afin d'éviter que d'autres catastrophes du même genre se reproduisent, avant de réinvestir inconsidérément dans ce qui s'avère être un gouffre sans fin, il faudrait avoir un état complet de la situation de nos universités. Pas seulement ce que les dirigeants et les conseils nous en disent, également ce que les faits nous démontrent et nous enseignent! L'empirisme n'est pas seulement utile en recherche, il peut parfois être un bon indicateur en matière de gestion !

Une vraie reddition de compte s'impose !

Louis Lapointe
Brossard
Le 17 mai 2007

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