Victimes d'actes criminels - La démission de l'ombudsman est réclamée pour cause d'unilinguisme

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Brian Myles
Édition du jeudi 17 mai 2007

Mots clés : unilinguisme, ombudsman, Victimes d'actes criminels, Langue, Canada (Pays), Québec (province)

Le choix d'un unilingue anglophone pour occuper le poste d'ombudsman des victimes d'actes criminels continue de faire des vagues. Après le NPD, c'est au tour de l'Association québécoise Plaidoyer-Victimes de porter plainte auprès du Commissaire aux langues officielles.

Selon Plaidoyer-Victimes, le nouvel ombudsman, Steve Sullivan, n'est pas qualifié pour défendre les victimes en raison de sa méconnaissance du français. «Il ne suffit pas de proclamer que les victimes ont des droits, encore faut-il qu'elles puissent s'en prévaloir. L'égalité des langues officielles au Canada passe par un accès égal au système», estime la présidente de l'association, Arlène Gaudreault.

Un grand nombre de victimes francophones ne pourront entrer en contact direct avec M. Sullivan, étant donné son unilinguisme, déplore Mme Gaudreault. «Faute d'y avoir accès, elles devront s'adresser à des personnes agissant comme intermédiaires pour faire valoir leurs intérêts. Cette nomination fait fi du droit des victimes à être entendues», affirme-t-elle dans le texte de la plainte acheminée au Commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Plaidoyer-Victimes est insatisfaite des assurances fournies par le ministre de la Justice, Rob Nicholson, selon lesquelles M. Sullivan s'est engagé à améliorer son français. L'organisme souhaite que le nouveau poste d'ombudsman soit comblé par une personne bilingue, afin qu'il soit pleinement accessible aux victimes elles-mêmes et aux organismes défendant leurs intérêts.

Il y a trois semaines, le député néo-démocrate Yvon Godin (Acadie-Bathrust) a aussi porté plainte au bureau de M. Fraser, qualifiant d'«immorale» la nomination de Steve Sullivan. Selon le député Godin, cette nomination est également illégale parce qu'elle enfreindrait la Loi sur l'emploi dans la fonction publique, la Loi sur les langues officielles et certaines politiques du Conseil du trésor.

Création récente

Le Bureau de l'ombudsman fédéral des victimes d'actes criminels a été mis sur pied en mars dernier par le gouvernement de Stephen Harper. L'ombudsman traitera des plaintes des citoyens qui se sentent lésés soit par l'application de la Loi sur les services correctionnels et la mise en liberté sous condition, soit par les décisions rendues par la Commission nationale des libérations conditionnelles.

M. Sullivan agissait auparavant à titre de p.d.-g. du Centre canadien des ressources pour les victimes de crimes. Il oeuvre dans les mouvements de défense des droits des victimes depuis 1993. Sa compétence professionnelle n'est nullement remise en question par Plaidoyer-Victimes, qui en fait une question de principe sur le respect des droits linguistiques.

Cette plainte constitue un énième revers pour le gouvernement Harper sur le front des langues officielles. Mardi, Graham Fraser a déploré dans son premier rapport annuel l'engagement de façade des conservateurs envers le bilinguisme.


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VICTIMES D'ACTES CRIMINELS - LA DÉMISSION DE L'OMBUDSMAN EST RÉCLALMÉE POUR CAUSE D'UNILINGUISME - par Nicolas de Kovachich
Le jeudi 17 mai 2007 17:00

Victimes anglos seulement - par André Chamberland
Le jeudi 17 mai 2007 11:00

Bravo il faut se tenir debout - par Claude Archambault (archbroca@videotron.ca)
Le jeudi 17 mai 2007 09:00

Les vrais responsables !!!!! - par Roland Cote
Le jeudi 17 mai 2007 08:00

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