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Pauline Marois est l'homme qu'il faut pour le Québec !
Ce qui presse nettement pour le Québec c'est quatre à cinq ans de gestion rigoureuse, compétente et humaniste d'un gouvernement social-démocrate bien orienté et incliné mais pas compromis à gauche, de sorte qu'un de ses fruits soit la très espérée réforme du mode de scrutin qui fasse éclater le spectre chromatique de la politique québécoise, et qu'on débarasse enfin le PQ de ces tendances extrémistes de droite paléo-nationaliste ou de gauche jusqu'au-bout-iste qui iront enfin mesurer toute l'étendue de leur marginalité au vu de leur famélique suffrage électoral.
De ce fait le PQ ne sera peut-être plus le propriétaire de l'idée indépendantiste mais en sera le fiduciaire principal qui fédérera (oui, oui !) toutes les tendances vers la souveraineté, tout en gommant le clientélisme dont pourraient se réclamer ces groupuscules.
A un mandat suivant (souhaitons tous le voir arriver bientôt après son début), là sera le test ultime de la consultation populaire (tiens, tiens...) dont la forme sera déterminée par le rapport de forces qu'aura constitué un mandat électoral clair, de préférence une élection référendaire, seul moyen de contourner le carcan dont Ottawa a affublé la législature québécoise avec la Loi sur la Clarté.
Madame Marois devra sortir le fouet, cependant, pour dompter ce parti turbulent, indiscipliné, ce ramassis improbable et indiscriminant qui ne me dit plus rien qui vaille de syndicalistes crypto-marxistes, de manieurs talentueux de formulaires de subventions à l'économie sociale, de cravates bleues porteuses de valise et d'ambitieux adorateurs de l'Ordre de la Grande Toge...
