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Coup de théâtre au PQ

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Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le mardi 15 mai 2007 07:00



Dépèche spéciale :

Pierrette Castonguette se présente contre Pauline Mort Roi!

Objet : Quand on ne peut se payer la démocratie, on se tape la dictature...alors j'arrive (la foule : Pierrette, Pierrette, Pierrette, on veut Pierrette, l'Orchestre Talam...Couronnement)

Lorsqu'on nous dit que le PQ n'a pas assez d'argent pour une course et qu'il faille couronner la Castafiore, je me dis que lorsque l'on est trop pauvre pour la démocratie, on se tape presque invariablement la dictature.

On nous joue du bien mauvais théâtre :

1) En douce, les scripteurs du groupe des réalistes (Facal en tête), nous tarabiscote une version jupe écourtée de la sociale démocratie
2) On nous soumet de force une des artisanes du démembrement du réseau des affaires sociales sous prétexte que c'est son tour puisqu'elle n'a pas été retenue lors des dernières élections des délégués péquistes et que Ségolène Royal a manqué un rendez-vous avec l'histoire. Or moi je vous dis qu'Hillary Clinton ne manquera pas le sien.
3) La démocratie même pauvre au PQ, cela se fait aussi par vote postal et par campagne sans flafla via les médias.

Le lobby de la petite et moyenne entreprise dicte au PQ la voie à suivre : on largue la sociale démocratie, on impose la cantatrice chauve et on demande en prime aux citoyens de fermer leur gueule.

Comme on boude Curzi, comme on passe Facal sous silence (confiné au rôle du scribe accroupi), comme on me lime Legendre

Je demande au parti québécois de :

1) Défrayer les frais chirurgicaux pour que l'on me change de sexe : je veux être une femme derechef, non non non le gai ça n'a pas marché, je veux être une femme
2) De me rendre mon épouse en lui donnant un salaire et une position équivalente à celle du mari de la Castafiore afin que l'aisance me donne une auréole de fausse dignité et moi en plus, cela est vrai, j'ai de la coultoure, je suis trés trés coultivé
3) De demander aux contacts du parti de me signer les cartes qu'ils faut par comté et me fournir la somme de base pour m'inscrire car je ne peux même pas payer mon chauffage
4) De me préparer le matériel promotionnel : Pierrette, Pierrette on veut Pierrette

En plus, je veux qu'on me couronne. Je veux le couronnement que l'on m'a refusé. Je voulais présenter ma candidature et on m'a mis dans le nez, les règlement du partis si tard, que je ne pouvais plus amasser les signature requises au dernier scrutin du PQ alors c'est logique : c'est mon tour, cela va de soit. Si vous ne me couronnez pas, je vous lance mes talons hauts au visage, je vous promet que je vais faire le ménage une fois élu afin de faire taire les militants qui parlent trop ces petits nains de jardins qui font mourir le PQ depuis les années 70. Ils donnent de l'argent au parti, ils passent des tracts, font des appels avec les feuilles de pointage, covoiturent les citoyens lors du vote, applaudissent les candidats pour les kodacs et ils critiquent les petits infâmes et disent Monsieur l'agent, que l'on ne consulte pas la base : qu'est-ce que c'est pour des drôles de castard, allez dit....ce sont, ce sont...des indisciplinés : le pire parti ; Charest l'a dit et moi je crois Charest : c'est le pire parti le PQ. Ah le PQ c'est un parti de chialeux, de gibiers de potence, de méchants diarrhéiques verbaux, les petits merdeux je vais leur torcher leur popotin. Ils veulent un pays hein, je leur lance la spitoune par la tête, le pot de chambre, le pot de chanvre et la bouteille vide de bierre d'épinette Marco.

Voici ma chanson de campagne (Brel toujours) :

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent les femmes pleuvent

J'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
Jusqu'au printemps jusqu'à demain
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve voir si le port
Est encore port m'y voir encore
J'arrive j'arrive
Mais pourquoi moi pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller
J'arrive bien sûr, j'arrive
Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois surnuméraire
J'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend le train pour plus être seul
Pour être ailleurs pour être bien
J'arrive j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour le coeur en cendres
J'arrive j'arrive
C'est même pas toi qui est en avance
C'est déjà moi qui suis en retard
J'arrive, bien sûr j'arrive
Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver.

Pauliiiine, attends moi j'arriiiiive!

(La foule devant TVA, TVQ, RC : Pierrette, Pierrette, Pierrette...)


Pierre Castonguay

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