Conciliation famille-travail - Les groupes de femmes augmentent la pression sur Québec
Mots clés : Fédération des femmes du Québec, Parti libéral du Canada, Conciliation famille-travail, Garderie, Femme, Québec (province)
Alors que le gouvernement libéral s'apprête à déposer son budget, une quinzaine d'organisme réunis au sein de la Coalition pour la consolidation des services de garde et des services aux familles appellent le Parti libéral au respect de ses engagements en matière de services de garde éducatifs et de soutien aux familles. Ils réitèrent du même coup «l'urgence que le Québec se dote d'une véritable politique de conciliation famille-travail».
Selon elle, le gouvernement tarde à «élaborer une politique de conciliation travail-famille», et ce, trois ans après la tenue d'une consultation sur le sujet. À l'issue de cette consultation, le gouvernement prévoyait pourtant élaborer une politique de conciliation travail-famille et ainsi tenir une commission parlementaire en vue de son adoption. Au ministère de la Famille et des Aînés, on a refusé de préciser hier si le prochain budget libéral contiendrait des mesures en ce sens.
Dans l'énoncé de Politique sur l'égalité entre les femmes et les hommes, le gouvernement s'était déjà engagé à mettre en place diverses mesures visant à faciliter la conciliation famille-travail-études, notamment une offre de soutien financier et technique aux entreprises et aux associations patronales et syndicales qui verront à la promotion et à l'implantation de mesures relatives à la conciliation travail-famille. Des mesures jugées trop modestes par Michèle Asselin.
De plus, selon la Coalition, pour être efficace, une politique de conciliation famille-travail-études doit avoir des effets structurants sur les autres politiques et programmes gérés par l'ensemble des ministères et organismes gouvernementaux.
Consolider le réseau des CPE
En matière de services de garde, la Coalition rappelle aux libéraux qu'ils ont pris l'engagement de créer 20 000 nouvelles places en garderies au cours de la dernière campagne électorale. On souhaite donc que le premier budget de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, aille dans le sens du respect de cet engagement.
La Coalition souhaite en outre que l'on garantisse un accès à des services plus souples et mieux adaptés aux besoins des parents: garde à temps partiel, horaires flexibles et atypiques, etc. «En favorisant un plus grand nombre de places, on va favoriser le fait de créer plus de places pour répondre aux horaires atypiques», a précisé l'attaché de presse de la ministre responsable de la Famille, Michelle Courchesne.
Par ailleurs, les membres de la Coalition rappellent que «la consolidation des services éducatifs à la petite enfance doit passer par le développement des CPE, un réseau à but non lucratif, administré par les parents et accessible dans toutes les régions du Québec. Elle doit aussi s'effectuer dans le cadre d'une tarification universelle à 7 $ par jour.»
Vos réactions
Et si s'était vrai - par Anny Riendeau (annyriendeau@hotmail.com)
Le mardi 15 mai 2007 10:00
Avant de courrir plus loin.... regarder derrière si la base est bonne. - par MARC RIEL (marc.riel@hotmail.com)
Le mardi 15 mai 2007 09:00
Bonne chance à la Coalition - par Roland Berger (rolandberger@rogers.com)
Le mardi 15 mai 2007 08:00

