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...et c'est payé avec les impôts et taxes des fiers américains!

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Richard Dupuis
Envoyé Le samedi 12 mai 2007 12:00



L'article de Jean-François Nadeau démontre une fois de plus l'inefficacité de l'État dans les situations d'urgence, lors desquelles des décisions doivent se prendre rapidement, et s'exécuter dans de courts délais. Cela se passe chez nos voisins du Sud, mais on peut constater la même chose chez nous, dans une moindre mesure, toutefois, parce que les catastrophes sont de moindre importance.

Pendant combien de temps les gens, que ce soient des victimes de catastrophes naturelles, d'actes criminels ou d'autres décisions gouvernementales, doivent-ils attendre que les bons fonctionnaires de nos gouvernements prennent les décisions nécessaires, et surtout les mettent à exécution? Le fond du problème ne réside pourtant pas, sauf exception, dans le fonctionnaire lui-même, qui doit faire ce qu'il peut au milieu de directives qui souvent n'ont que très peu à voir avec la réalité. Le fond du problème réside plutôt dans la lourdeur administrative imposée dans le seul but d'éviter des "abus" que certaines personnes pourraient se permettre envers le système, cette lutte aux abus devenant très payante lors d'élections générales. Sauf qu'avec le temps, les mesures adoptées pour contrer lesdits abus coûtent beaucoup plus cher que ne le coûtaient les abus eux-mêmes. C'est comme payer 1000$ pour assurer un bien qui ne vaut que 500$. Ça devient lourd pour tout le monde.

C'est quand on constate une situation comme celle que vit New Orleans depuis le passage de Katrina que l'on se dit d'un côté que l'on est si bien chez nous, loin des tornades et gros ouragans qui tuent des milliers de personnes annuellement. De l'autre, il faut se dire que si l'on simplifiait l'appareil gouvernemental de façon drastique, plus personne n'aurait à vivre une telle attente devant des besoins les plus élémentaires, quelle que soit la catastrophe survenue.

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