Les États-Unis se font attaquer et on parle tout de suite au Canada d'avoir également été victime d'une attaque. Oui, il y avait des canadiens parmi les victimes du 11 septembre 2001, mais ce n'est pas le Canada qui s'est fait attaquer mais les États-Unis, pour des raisons qui n'ont rien avoir avec le Canada. Nous ne nous sommes pas engagés dans la "guerre contre le terrorisme" pour ces victimes mais bien pour tenter d'apaiser les États-Unis lorsqu'ils ont déclaré au monde que personne ne pouvait rester neutre, « you are either with us or you are against us ». Nous ne sommes pas non plus en Afghanistan pour défendre les droits de la femme afghane, comme on le laisse entendre. Oui, les Talibans et leurs cohortes étaient terribles, mais tout autant qu'ils tuaient des Soviétiques, on ne se souciait guerre du fait qu'ils dynamitaient aussi des écoles, fusillaient les enseignants laïcs et exigeaient qu'on garde le sexe féminin à la maison, bien au contraire : on les armait, on les entraînait, on les finançait et on applaudissait leurs actes terroristes comme des hauts fait d'armes. Ils n'étaient des terroristes qu'aux yeux des Soviétiques. Pour nous ils étaient des mujahidines, des « freedom fighters ». Une fois les Soviétiques partis, on les a oubliés. Nos vaillants mujahidines se sont mis à se battre en eux pour le contrôle du pays, et de son opium, jusqu'à ce que les Talibans, excédés par toute cette violence, prennent le contrôle du pays, établissent la paix en Afghanistan et éliminent le culture du pavot. Et malgré tout ce qu'ils ont fait à leurs femmes, à leurs citoyens, à leurs minorités religieuses, à leurs Boudas géants, ils seraient encore dans l'oubli s'ils n'avaient commis la faute d'héberger des gens qui s'en sont pris aux Américains, et c'est cela, et seulement cela qui les a remis sur nos radars médiatiques. S'ils avaient laissé les Américains tranquilles, nos soldats canadiens seraient tous chez eux et ne seraient pas là bas en train de faire la sale besogne des américains pour eux. Nous agissons en tant que mercenaires des Américains et nos leur donnons une crédibilité internationale. Si nous avons vraiment 2,500 soldats disponibles, qu'on les envoie en Palestine et au sud du Liban, pour imposer la paix entre les Israéliens et les Palestiniens, ou encore au Darfour, où ils pourraient vraiment faire un travail dont le Canada serait fier plutôt que cette mission Afghane dont nous allons avoir honte et qui fera une vilaine tache dans nos livres d'histoire.