Jérôme-Forget déposera son premier budget le 24 mai

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PC
Édition du vendredi 11 mai 2007

Mots clés : budget, finances, Monique Jérôme-Forget, Ministère, Gouvernement, Québec (province)

Québec -- On saura le jeudi 24 mai à 16h si la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, respectera l'engagement pris par le premier ministre Jean Charest d'offrir 950 millions de dollars en baisses d'impôt aux contribuables cette année. Ou encore si elle se résignera plutôt à plaire à l'opposition officielle, qui juge ces réductions du fardeau fiscal inacceptables.

Le premier budget du deuxième mandat du gouvernement Charest, et le premier de Mme Jérôme-Forget, sera donc bientôt connu. Elle en a fait l'annonce hier.

Le budget des dépenses gouvernementales 2007-08 -- les sommes allouées à chaque ministère -- sera déposé à la même occasion.

Par la voix de l'ex-ministre des Finances, Michel Audet, le gouvernement Charest avait déposé un budget le 20 février, juste avant le déclenchement de la campagne électorale.

Dans ce contexte, ce budget virtuel n'avait pu être adopté par les parlementaires. Cependant, il indiquait quand même les orientations budgétaires du gouvernement pour un second mandat.

Ce budget contenait notamment des baisses d'impôt de 250 millions de dollars à compter du 1er janvier 2008. En campagne électorale, Jean Charest s'était engagé à ajouter à cette somme 700 millions de dollars supplémentaires de réduction du fardeau fiscal, provenant du règlement du déséquilibre fiscal avec Ottawa.

Baisses d'impôt

Durant son premier mandat, le gouvernement Charest s'était engagé à faire des baisses d'impôt d'un milliard par année, pendant cinq ans, ce qui n'a jamais été fait. En février dernier, il n'avait pas profité de la dernière occasion qui s'offrait à lui de respecter son engagement.

Avec l'annonce de 250 millions de dollars en réduction du fardeau fiscal, le gouvernement n'arrivait même pas à atteindre son objectif de rejoindre la moyenne canadienne à ce chapitre.

En parallèle, le gouvernement Charest annonçait qu'il limitait à 4 % la hausse des dépenses de programmes gouvernementaux, pour un budget global qui ne devait pas dépasser 53,6 milliards.

Comme les précédents, le dernier budget Audet respectait le dogme du déficit zéro.


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