Quebecor World enregistre une perte de 38,1 millions $US
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Photo: Agence Reuters
La perte par action de 34 ¢US pour le trimestre terminé le 31 mars est surtout attribuable à des coûts de restructuration et à la radiation d'actifs.
L'an dernier, Quebecor World avait perdu 4 ¢US par action malgré un bénéfice net de 6,3 millions $US tiré des activités poursuivies.
Les résultats du premier trimestre 2007 comprennent une charge de 23,1 millions $US, soit 17 ¢US l'action, liée à la dépréciation d'actifs, à des dépenses de réorganisation et à d'autres frais après impôts. Au même trimestre l'an dernier, cette charge était de 16,9 millions $US, soit 13 ¢US l'action. En l'excluant, la perte par action de Quebecor World est de 17 ¢US, contre 9 ¢US à la même période en 2006.
La société montréalaise a procédé à la fermeture ou à la vente de six installations au cours du trimestre, et à la mise en place ou la relocalisation de huit nouvelles presses.
Ces changements ont entraîné l'élimination de plus de 1600 emplois en Amérique du Nord et plus de 800 en Europe.
D'ici le prochain trimestre, la société s'attend à avoir ajouté ou relocalisé 20 presses dans le cadre de son programme de réoutillage d'un milliard de dollars lancé pour combattre les conditions difficiles du marché et les pratiques internes non efficientes.
«Naturellement, nous sommes ravis des progrès que nous réalisons», a indiqué M. Lucas lors d'une conférence de presse.
«Les résultats sont conformes à ceux attendus quant à notre plan mais par rapport au niveau auquel nous nous trouvons, nous avons des aspirations bien plus grandes», a ajouté M. Lucas, qui a gagné près de 1,5 million en salaire et primes en près de huit mois à son poste. Il a aussi reçu près de 660 000 $ en frais de relocalisation et de consultation.
Le chiffre d'affaires trimestriel de Quebecor World a reculé à 1,39 milliard $US, par rapport à 1,46 milliard $US au premier trimestre 2006. De plus faibles ventes de papier et l'impact temporaire de l'accélération du programme de restructuration ont été pointés du doigt pour expliquer ce déclin.

