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Gilbert Talbot (gilbert.talbot@sympatico.ca)
Envoyé Le mardi 08 mai 2007 11:00



Premièrement, le PQ est de moins en moins le parti rassembleur des souverainistes québécois. Et cette dernière élection l'a encore démontré.
Deuxièmement, si le PQ n'est plus ce rassembleur c'est que depuis le dernier référendum c'est le PQ lui-même qui a mis la souveraineté en sourdine, pour que l'article premier du programme soit la prise de pouvoir à Québec par tous les moyens.

Troisièmement, ce faisant les leaders du PQ et du Bloc se sont coupés de la population et de ses revendications : l'épisode des accomodements raisonnables n'en n'est que la dernière illustration. Le PQ est devenu un vieux parti dont on se méfie maintenant autant que des libéraux.

Quatrièmement, quand on vise d'abord le pouvoir il faut s'attendre à ce que la question centrale ne soit plus le programme et son article premier, mais seulement qui sera le chef : c'est pour ça qu'on a élu Boisclair au PQ la dernière fois : il est beau, il est jeune, il a l'image prometteuse du retour rapide au pouvoir : la promesse qu'il a faite de respecter le programme et surtout la tenue d'un référendum le plus tôt possible, n'était justement que promesse pour se faire élire : la preuve en est que dans la campagne électorale l'orientation du PQ a été encore d'éteindre la flamme de la souveraineté, de la mettre en veilleuse pour ne pas faire peur à personne. Et les gens n'ont pas eu peur : ils ont compris et ils ont divisé leur vote entre les trois principaux partis, sachant qu'aucun d'eux ne ferait la souverainenté, même si il y encore plus de 40% de québécois qui en rêve.

Cinquièmement : nous en sommes maintenant au dernier épisode de cette tragi-comédie qui se déroule sous nos yeux : partira partira pas ? Qu'est-ce que ça va changer? Voulez-vous ben me dire ? Les chefs se sont succédés au PQ depuis plus de trente ans sans que rien ne change, surtout pas la souveraineté. Comme gouvernement, il ne s'est pas non plus tellement distingué des libéraux, alors pourquoi irions-nous voter pour lui aux prochaines élections, qui viendront peut-être plus rapidement qu'on ne le pense ? La seule raison qui reste, ce sont les beaux yeux de Gilles Duceppe. Et ma foi pourquoi pas, puisque tout ce qui compte dorénavant c'est l'image.

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