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Lettre à Sarkozy

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Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le lundi 07 mai 2007 21:00



Laval, le 7 mai 2007-05-07

Monsieur Nicolas Sarkozy
Président de la République


Monsieur,

Vous avez récemment lancé une bravade frontalière invitant le président des USA à lutter contre le réchauffement de la planète.

Dans cette bravade il y a bien sûr au sens propre, un clin d'oeil à la gauche qui lutte sincèrement pour la réduction des gaz à effets de serre. Bien qu'électoraliste, votre tirade va dans le sens du bien commun et nous vous appuierons dans ce domaine.

D'autre part, cette bravade était au sens figuré, un appel à Bush pour qu'il élimine les têtes fortes responsables du réchauffement politique de la planète: ces citoyens retors qui critiquent les abus politiques des puissants et mettent à jour publiquement leurs dessins militaristes, antisociaux et sauvagement néolibéraux.

Vous avez donc lancé cette bravade transfrontalière pour nous montrer que le nouveau balais balaie bien.

Aux États-Unis les Démocrates dont je suis, travaillent activement à déloger une bactérie
intempestive Yersinia Busshéii qui cause un syndrome semblable à la peste bubonique et qui est actuellement responsable de la mort de 3500 jeunes soldats américains, 300 soldats de la coalition, 70000 civiles d'Afghanistan et d'Irak.
Vous avez beau lui faire des clins d'oeil tant que vous voulez, il est fort à parier qu'il soit fort occupé dernièrement et qu'il va vous répondre favorablement en accourant vers vous tout en vous contaminant.

Au Canada cette bactérie existe sous sa forme mutante moins ouvertement virulente: Yersinia Harperréii.

Nous avons constaté que la France cette nation cousine si chère à nos yeux, est victime bien malgré elle, d'un syndrome d'immunodéficience acquise. Et pour le plus grand malheur des citoyens de France: elle vient de développer un sarcome de Sarkozy qui à défaut d'apparaitre dans la zone génitale de ses victimes affecte sa région buccale et risque de lui donner une sale tête.

Rassurez-vous, la gauche française n'est pas morte et possède un traitement chimiothérapique efficace contre les excès des caporaux de la droite:
- son franc parler

- une honnêteté indéfectible
- une ardeur au travail qui ne dément pas
- une capacité d'analyse implacable
- une compassion pour le peuple et les citoyens qui font les frais de vos politiques sectaires

Vous avez lancé à Bush votre cri de ralliement l'invitant à éliminer les troubles fêtes politiques qui mettent des bâtons dans les roues néo libérales de la droite.

Soit...en voici l'écho.

En signe indéfectible de votre victoire électorale, voici (je suis dans une phase Brel) juste pour vous, le texte de la chanson: Caporal Casse-Pompons dans laquelle vous vous reconnaitrez ainsi que les membres du club sélect de la droite mondiale qui parasite actuellement le pouvoir, forte du grenouillage et du financement du lobby de l'armement.

Donc, juste pour vous, en écho from North Americasur le thème du réchauffement de la planète :

Mon ami est un type énorme
Il aime la trompette et le clairon

Tout en préférant le clairon
Qu'est une trompette en uniforme
Mon ami est une valeur sûre
Qui dit souvent sans prétention
Qu'à la minceur des épluchures
On voit la grandeur des nations

Subséquemment subséquemment
Subséquemment que je ne comprends pas
Pourquoi souvent ses compagnons
L'appellent
L'appellent
Caporal casse-pompon

Mon ami est un vrai poète
Dans son jardin, quand vient l'été
Faut le voir planter ses mitraillettes
Ou bien creuser ses petites tranchées
Mon ami est homme plein d'humour
C'est lui qu'a trouvé ce bon mot
Que je vous raconte à mon tour
Ich slaffen at si auuz wihr prellen zie

Subséquemment subséquemment
Subséquemment que je ne comprends pas
Pourquoi souvent ses compagnons
L'appellent
L'appellent
Caporal casse-pompon

Mon ami est un doux rêveur
Pour lui Paris c'est une caserne
Et Berlin un petit champ de fleurs
Qui va de Moscou à l'Auvergne
Son rêve revoir Paris au printemps
Redéfiler en tête de son groupe
En chantant comme tous les vingt-cinq ans
Baisse ta gaine Gretchen que je baise ta croupe (ein zwei)

Subséquemment subséquemment
Subséquemment que nous ne comprenons
Comment nos amis les Franzosen
Ils osent ils osent l'appeler
Caporal casse-pompon (ein zwei)

Bonne arrivée Monsieur le Président et surtout, bon maintien. Lancez autant de bravades que vous voudrez. Nous avons lancé du haut des Rocheuse trois fois votre cri du coeur mais à chaque fois l'écho nous répond: merde, merde, merde.

Pierre Castonguay

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