Israël encore accusé de torturer des prisonniers palestiniens

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AP
Édition du lundi 07 mai 2007

Mots clés : prisonniers palestiniens, torture, Violence, Pénitencier et prison, Israël (pays)

Jérusalem -- Le service de sécurité intérieure israélien du Shin Bet continue de torturer des prisonniers palestiniens pendant les interrogatoires bien que ces pratiques aient été interdites par la justice en 1999, selon un rapport publié hier par deux organisations israéliennes de défense des droits de l'Homme.

Le ministère de la Justice a réfuté les accusations, assurant que les interrogatoires «se déroulaient dans le respect de la loi» et que le document était «rempli d'erreurs, d'affirmations sans fondement et d'inexactitudes». Il a ajouté que les interrogatoires du Shin Bet participaient du «combat [d'Israël], jour après jour, contre les terroristes» et que nombre d'attentats avaient ainsi été prévenus et des vies civiles épargnées.

B'Tselem et The Center for the Defense of the Individual (Centre de défense de l'individu) écrivent dans un texte de 96 pages intitulé Absolument interdit que les suspects sont frappés, attachés dans des positions difficilement supportables et privés de sommeil pendant de longues périodes.

Le rapport est fondé sur les déclarations écrites de 73 Palestiniens détenus entre juillet 2005 et janvier 2006, recueillies pour la plupart par un avocat travaillant pour les deux associations, qui s'est rendu dans les cellules, précise-t-on. Cinq témoignages proviennent de prisonniers récemment rentrés chez eux.

Selon le directeur de recherche de B'Tselem et auteur du rapport, Yehezkel Lein, aucune enquête criminelle n'a été ouverte sur les interrogatoires du Shin Bet alors que 500 plaintes ont été déposées depuis 2001.

En 1999, la Cour suprême avait interdit la pratique de «pression physique modérée» du Shin Bet, que ce soit la privation de sommeil, l'exposition à des températures extrêmes ou le ligotage dans des positions pénibles.


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