Vos réactions

tout nouveau tout beau!

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

oneil bouchard (onbouchard@videotron.ca)
Envoyé Le dimanche 06 mai 2007 14:00



1- Les fluocompactes sont inutilisables avec le gradateur d'intensité. Gros défaut qui échappe aux penseurs de ce monde... Donc, vous n'êtes plus maître de régler l'intensité et l'ambiance de chaque pièce à chaque moment du jour ou de la soirée.
2- De plus, les fluocompactes au moment de l'allumage, éclairent d'une teinte rosée qui diffuse à peine la moitié de leur intensité. Donc, toute lumière d'appoint fluocompacte dans un placard ou un atelier ou garage pour y aller quelques instant vous procurer un outil, un plat, un balai n'éclaire pas suffisamment. Il faut donc compenser en installant une ampoule d'au moins 13 watts, ou deux ampoules, sinon attendre 30 secondes pour y voir clair...
3- De plus, il ne semble pas conseillé d'installer ces ampoules dehors parce que le froid les rend frigides.
4- Et si c'est une fluocompacte qui orne le plafond de votre cuisine, ne vous surprenez pas que la belle que vous avez invitée à dîner ait le goût de déguerpir en se retrouvant sous un éclairage qui s'amplifie digne d'un commissariat de police
5- Les fluo compactes sont peu recyclables en raison du mercure qu'elles contiennent, du condensateur électronique qui allume le gaz et du fait que la porcelaine qui relie l'ampoule à la culasse est tout à fait non bio-dégradable et non recyclable, ce qui en fait un monstre écologique. Pourquoi alors ? Il faudrait voir quels joueurs économiques sont avantagés par cette mesure qui cherche à être planétaire et quels agents économiques poussent dans ce sens absurde.
6- Outre le fait que la chaleur des incandescentes est presque entièrement récupérée au Canada en raison de la froide température ambiante pendant plus de 8 moins par an, ces ampoules ne sont que verre, filament de tungstène et culasse de métal peu oxydable, trois produits recyclables. La fluocompacte présentée comme une solution écono-logique est en fait un poison autant économique (coûts), écologique (mercure) que socio-économique (non possibilité de concurrencer pareil agencement de mercure, condensateur, et porcelaine).
7- Pour contrer la dépression saisonnière, je suggère d'aller jouer dehors plus souvent pour bénéficier du soleil.
8- Pour ce qui est des gradateurs versus le gaspillage d'énergie, la plupart des quincaillers à qui j'ai posé la question précise m'ont assuré que tous les récents gradateurs domestiques d'intensité ne dissipent plus la différence d'énergie en chaleur. L'argument de Richard Labbé est donc vrai, mais seulement pour les anciens gradateurs qui ne sont pas électroniques. Les petits gradateurs de marque Leviton que l'on trouve partout à 7 dollars sont donc éco-énergétiques, puisque la consommation d'énergie d'éclairage diminue quand vous diminuez l'intensité de l'éclairage.
9- Le poids d'une ampoule fluo-compacte est sensiblement plus élevé. Il faut donc tenir compte des coûts de production nécessairement beaucoup plus élevés. Il faut prendre en compte également les frais de manutention, transport et entreposage plus élevés de ces nouvelles ampoules.
10- Si deux tiers d'une cuillère à thé de mercure peut contaminer un lac moyen entier de 8 hectare, comme le mentionne le technologue en électricité monsieur Paul-André Brun, combien de cuillères à thé de mercure représenteront d'ici 2012 la somme des ampoules achetées et virtuellement lâchées dans le décor, dans le panier d'ordure. Cela ressemble de beaucoup à la problématique des piles rechargeables et non rechargeables. Après les piles au mercure que nous avons abandonnées, se pourrait-il qu'il y ait un surplus de mercure à écouler par dumping sur le marché. Je pose la question aux technologues et scientifiques.
11- L'ampoule classique à incandescence est loin d'être détrônée. Ce qui manque le plus, ce sont des ampoules à incandescence de 3, 5, 10, 15, 20 et 25 watts à coût modique. J'en ai souvent fait l'expérience dans un camp forestier. J'arrivais à m'éclairer facilement et efficacement avec, tenez vous bien, des petites ampoules de console de véhicule automobile de 1 watt de puissance opérant sur le 12 volt d'un accumulateur d'appoint, sans même recourir à une génératrice. L'oeil s'adapte et en vient à voir parfaitement avec une ou deux de ces petites ampoules qui existent par milliards dans le domaine automobile... En plus de ne pas attirer les moustiques, ces petites merveilles ont le mérite de ne pas attirer l'attention des visiteurs inopportuns qui sont perdus dans ce qu'ils croient eux être le noir....
12- Le fluorescent classique en tube de 4 pieds est loin aussi d'être sorti du marché. Surtout que la raison pour laquelle les consommateurs ont sorti leurs néons dehors est que ces néons diffusaient en blanc froid et aveuglant... La même raison pour laquelle la fluocompacte est si déplaisante. Aujourd'hui, on trouve à un prix dérisoire des néons aux couleurs chatoyantes pour toutes occasions, y compris le fameux fluorescent growlight pour les plantes d'intérieur.
13- Pour tout dire, j'ai déjà commencé à me faire une toute petite provision de ces belles d'autrefois. Je souhaite voir ajouté sur le marché des ampoules à culasse standard de 3 à 15 watts. Mon oeil n'en sera que plus heureux. Sans compter qu'hier soir, dans mon patelin, on pouvait voir environ 3 à 5 mille étoiles parce que mes voisins me font la gentillesse, que je leur retourne, de fermer toutes les lumières domestiques extérieures absolument non indispensables.
14- Et je rêve que la municipalité, les gouvernement québécois et canadien, les grandes entreprises, les sièges sociaux, les édifices à bureaux, les autoroutes et les rues, les patinoires extérieures à deux heures du matin, trouvent de nouveaux moyens pour moduler, selon l'heure et la saison, la quantité et le degré d'intensité des luminaires que nous payons par nos taxes, de façon directe et indirecte. Mais commençons par faire la preuve qu'il y a moyen d'y voir clair en protégeant notre vue d'abord, exactement comme nous le faisons lorsque nous protégeons nos oreilles du bruit ambiant quand nous le gérons à la source.

Oneil Bouchard

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com