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Magouillage et cafouillage sont les mamelles de l'échec

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Jean-G. Lengellé
Envoyé Le samedi 05 mai 2007 09:00



Le mieux, dit-on, est l'ennemi du bien'
Le désir des législateurs d'ouvrir la gouvernance des "tours d'ivoire" à la population par le biais de la nomination des socio-économiques aux conseils d'administration des universités était en soi une bonne idée.
C'est cependant son application maladroite qui a dégénéré et entraîné le bourbier actuel. En effet, ces nominations "politiques" ont teinté idéologiquement des institutions qui ne devraient effectivement s'occuper que d'acquisition et de transmission des savoirs.
Entre les politicailleux bien-pensants et les nouveaux riches, les "académiques" n'ont plus le droit à la parole.
Il faut bien chercher là une, sinon LA raison des déficits accumulés, de l'admission d'étudiants non en fonction de leurs capacités mais parce qu'ils représentent des ETC (équivalents à temps complet) autrement dit une source de revenu. Il en est de même pour tous ces projets qui n'ont qu'un lien ténu avec la mission fondamentale des universités d'enseignement et de recherche. Dans l'Outaouais par exemple, pour pouvoir mettre sur pied un terrain de soccer, l'université locale et son conseil d'administration demandent à la ville de Gatineau d'effectuer une dépense de 10 millions de dollars pour des travaux d'adduction d'eau, et ce bien évidemment aux frais des contribuables...
Tant et aussi longtemps que des roitelets locaux plus ou moins légitîmes se mêleront de ce qu'ils ne connaissen pas, les universités seront sources de problèmes pour tout le monde, étudiants compris qui semblent n'être qu'une préoccupation assez secondaire.
Madame Courchesne, vous êtes sur la bonne voie, donnez-leur une bonne leçon!

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