La solution avancée cette semaine par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, pour résoudre le problème des heures supplémentaires imposées aux infirmières déplaît souverainement à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Cette semaine, M. Couillard a indiqué qu'il envisageait de faire des rotations entre les quarts de jour, de soir et de nuit pour tenter de diminuer -- et de mieux partager -- la charge de travail en heures supplémentaires.
Celle-ci est actuellement en pleine croissance: selon l'Ordre de la profession, les infirmières de la province ont travaillé près de trois millions d'heures supplémentaires l'an dernier. «Dans quel monde vit Philippe Couillard pour proposer» cette solution, demande la FIQ? «C'est un remède qui date des années 60 et que nous ne voulons plus utiliser depuis très longtemps», a souligné hier dans un communiqué la présidente de la fédération, Lina Bonamie. Selon elle, «la rotation n'amène pas la diminution des heures supplémentaires». La FIQ dénonce depuis longtemps le recours systématique aux heures supplémentaires par les employeurs, et se dit malheureuse de voir que «même le ministre de la Santé ne comprend rien» à «l'ampleur des conséquences néfastes qui sont liées» à cet enjeu.