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Il faut une enquête publique...

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André Doré
Envoyé Le jeudi 03 mai 2007 20:00



Quelques mots encore de quelqu'un qui n'y connaissait rien il y a quelques temps... mais qui en connaît un peu plus depuis qu'il côtoie certains de ces médecins formés ailleurs...

Un énoncé...
"Selon le Dr Hébert (Maisonneuve à l'écoute, 12h25) les résidents formés à l'étranger nécessitent beaucoup plus de supervision; 25% ont des difficultés en résidence contre seulement 2% pour ceux formés ici." et "Malgré cela, ceux qu'on admet présentent beaucoup plus de difficultés que les diplômés canadiens, a noté le Dr Hébert. Ils présentent plus de reprises de stage et ils ont un taux d'échec supérieur."

Mon commentaire:
Il faut interroger ces résidents formés ailleurs afin de savoir pourquoi ils nécessitent plus de supervision ou qu'ils ont des difficultés en résidence. Il faut connaître quelques-uns de ces médecins diplômés d'ailleurs pour comprendre pourquoi ils vivent de telles difficultés... Ça me désole, moi, en tant que médecin vétérinaire, et diplômé en épidémiologie, de voir un constat comme celui-ci laissé sans analyse... sans avoir d'abord recherché les "pourquois"... d'une telle situation... Voilà quelque chose que ces médecins "humains" pourraient apprendre de la médecine vétérinaire...!!!

Tiré de l'article...
"Mais les doyens ont coupé court à cette demande hier. Ils estiment que les 174 candidats diplômés à l'étranger n'ont pas les qualités requises pour poursuivre leur résidence au Québec et préfèrent donc laisser les postes vacants."

Mon commentaire:
Quand le Ministre de la santé va-t-il civiliser ces doyens...??? Leurs institutions sont financées à même les taxes de tous les québécois, de même que leurs salaires. Le Ministre a le devoir et la responsabilité de les mettre au pas... ou de congédier les incompétents sur le champ...!!! Une entrevue de quelques minutes, après que tous les tests de connaissance aient été réussis avec succès ne devrait jamais, sauf EXCEPTION, éliminer un candidat, dans les circonstances que l'on connaît.
Et même une fois acceptés, vous devriez entendre ce qu'on dit aux médecins étrangers qu'on accepte en résidence lors de leurs premières rencontres avec les institutions "dites" compétentes... Vous comprendriez peut-être pourquoi ces individus, des humains comme vous et moi, se sentent si insécures, qu'ils en font des maladies... ou qu'ils échouent à l'occasion devant la pression du système qui se présente comme un évaluateur d'incompétences... plutôt que comme un accompagnateur qui devrait être heureux de recevoir ces médecins qui daignent bien vouloir venir chez nous... et qui, oui, ont besoin d'une aide adaptée... Les facultés devraient recevoir ces personnes comme un cadeau et leur faire savoir qu'on espère leur réussite, au lieu de leur dire ce qu'on leur dit actuellement... À ce sujet, il faudrait interroger ces professionnels pour connaître le message véhiculé. Je sais que ces messages sont inacceptables, arrogants, et sources de problèmes qu'on impute ensuite à ces personnes de bonne volonté.

LE QUÉBEC A BESOIN D'UNE ENQUÊTE PUBLIQUE À CE SUJET.


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