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Pourquoi malheureusement les facultés de médecine ont raison...

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Godefroy Hardy St-Pierre
Envoyé Le jeudi 03 mai 2007 18:00



C'est fou ce que tout le monde lance comme argumentaire dans un domaine aussi complexe que celui de la santé avec l'assurance de posséder la voie, la vérité, la vie... Un peu de nuances, je vous en prie!

Je ne prétends pas être dépositaire d'aucun des trois V, mais je pense pouvoir contribuer au débat pour deux raisons: j'ai fait l'expérience de première main de résidents étrangers au sein du système et je fais partie des 64 résidents honnis qui quittent le Québec pour le reste du Canada le 1er Juillet. Avant d'être descendu en flammes, je tiens à préciser que je souhaite éventuellement revenir et que la spécialité que j'entame a comblé ses trois postes au Québec par deux Québécois ainsi qu'un fort sympathique Terre-Neuvien qui ira à McGill et qui m'a promis d'apprendre le Français. (!)

Pour ce qui est des résidents étrangers, comme à l'habitude la vérité me semble être dans les zones de gris. Mais un élément se démarque: ils ont effectivement plus de difficulté que les diplômés Québécois à naviguer notre système de santé et à y pratiquer. La médecine est loin d'être une série de connaissances ou d'habiletés techniques données, c'est aussi et surtout une façon d'interagir avec les patients mais aussi avec ses pairs. Les examens ne sont qu'une facette bien fragmentaire de l'évaluation d'un candidat.

Et à bien y penser, c'est entièrement normal! Nous aurions probablement tout autant de difficultés à arpenter un autre système de santé, à répondre aux besoins de patients qui ont une autre culture que la nôtre.

Il n'y a donc pas de solution miracle. Je fais partie de la première cohorte plus nombreuse qui accède à la résidence, les autres s'en viennent! S'il y a au moins quelque chose que nous aurions dû collectivement apprendre après les retraites massives des infirmières, c'est que toute solution massive et unilatérale cause beaucoup plus de problèmes qu'elle n'en résout. Ainsi de l'admission massive de médecins étrangers comme du reste. Notre système de santé se remet à peine des dernières secousses, tâchons minimalement de ne pas trop faire osciller la balance.

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