Dossier du périmètre de sécurité - La GBQ pourrait avoir à payer 500 000 $ à la Ville en 2007
Mots clés : budget, sécurité, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Bibliothèque et archives, Culture, Montréal
La partie de bras de fer se poursuit entre la présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et l'arrondissement de Ville-Marie, dont les amendes imposées à BAnQ dans le dossier du périmètre de sécurité pourraient atteindre près de 500 000 $ en 2007, puisés à même son budget de fonctionnement.
«C'est de l'argent de fonctionnement de la bibliothèque, 38 000 $ par mois. Je vous fais remarquer que ceci est un demi-million par année. Un demi-million!», fustige Mme Bissonnette, qui s'était jusqu'ici prononcée par la voix de son attachée de presse dans le différend qui l'oppose à l'arrondissement du centre-ville.
La p.-d.g. de la Grande Bibliothèque et l'arrondissement sont à couteaux tirés depuis que la Ville a annoncé publiquement, le 19 avril dernier, qu'elle rejetait la proposition de marquises et de boîtes à fleurs de la GBQ pour protéger le public sur tout le pourtour de sa bâtisse en cas de chute d'une lame.
Selon Lise Bissonnette, les sommes exigées par la Ville se répercuteront sur le budget destiné à la programmation ou les activités d'animation destinées aux enfants. Le budget de fonctionnement de la Grande Bibliothèque oscille autour de 26 millions par année, dont 8,3 millions vont à l'acquisition de nouveaux documents.
En 2005, la Ville avait facturé près de 200 000 $ à la GBQ pour occuper la voie publique, mais elle l'avait exemptée de tous frais en 2006 compte tenu du fait qu'une solution aux problèmes du bris des lamelles de verre devait être proposée incessamment.
Hier, Jacques-Alain Lavallée, porte-parole pour l'arrondissement de Ville-Marie, a indiqué que la GBQ était au courant depuis janvier que des frais allaient être exigés si une solution permanente n'était pas rapidement trouvée. «Nous avons recommencé à exiger des frais à BAnQ parce qu'il n'y avait toujours pas de proposition. Ils ont ensuite déposé leur projet, mais qui ne répondait pas à nos exigences de sécurité. Nous avons montré notre bonne foi pendant un an. Maintenant, nous nous devons d'appliquer le règlement, qui vaut pour toute personne morale ou publique, tant qu'il n'y aura pas de nouvelle proposition», a expliqué hier M. Lavallée.
La GBQ s'indigne du fait que la Ville traite une institution culturelle financée par les contribuables au même titre qu'un commerce qui utilise l'espace public à des fins commerciales. «Je ne sais pas s'il s'agit d'une forme de pression, mais nous n'en avons pas besoin. Il est clair que nous cherchons activement une solution au problème», a ajouté hier Hélène Panaioti, directrice des communications à BAnQ.
Vos réactions
Pousser la GBQ au déficit ne règlera rien - par Thérèse Des Rochers
Le jeudi 03 mai 2007 12:00
Grave erreur - par william morris (w.morris006@videotron.ca)
Le jeudi 03 mai 2007 11:00
Dossier de périmentre de sécurité autour de la GBQ - par MARIE-CLAIRE Larocque
Le jeudi 03 mai 2007 07:00
Petitesse de vue - par Michel Seymour (seymour@videotron.ca)
Le jeudi 03 mai 2007 07:00

