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L'oppression, ça magane au point d'aveugler

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Guy Roy (guyroy.gr@videotron.ca)
Envoyé Le mercredi 02 mai 2007 18:00



Suis-je à ce point enfermé dans mes vieux shémas idéologiques pour constater une fois de plus combien les patrons ont de pouvoir sur les travailleur-euse-s au point où ils-elles se collent à leurs objectifs et refusent d'avoir un peu plus de pouvoir sur leur vie en refusant le mépris affiché.
C'est en effet une question de pouvoir, encore une fois. Une convention assure une relative protection contre les abus, pour l'indépendance, pour la répartition de la richesse, pour une prise en main de son destin, des espaces de libertés conquises, ...
En fait, et même avec tous les efforts des uns et des autres, délégué-e-s, permanent-e-s, avocat-e-s et en même temps avec certains retards sur les besoins des membres, le rassemblement des salarié-e-s, n'atténue pas tous les problèmes. Il peut même les aiguiser, mais comment nier encore longtemps, que la prise en main de son sort par des travailleur-euse-s qui ont le courage de se soulever, ne soit partie prenantes de cette humanité soumise à l'esclavage salariée qui dit encore et de façon répétée, "c'est assez ! on a assez encaissé ! ça a assez duré !"
Même avec des expériences désolantes, ceux ou celles qui adhèrent à un syndicats vous diront qu'ils sont perfectibles, mais les renier à ce point tient d'une inconscience provoquée par une propagande anti-syndicale systhématique issue du discours néolibéral. Ce genre d'aveuglement me convainc qu'il y a encore du travail pour les syndicalistes de manière à raffiner les moyens des syndicats pour s'adresser, comme les politiques, directement à la population.

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