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Il faut cesser de ne regarder qu'un morceau du puzzle
Les médecins diplômés à l'étranger se voient ouvrir les portes de plus en plus grand à une possibilité de formation de résident et par la suite à une pratique au Québec et... par le fait même dans le reste du Canada et même en Amérique du Nord.
Il y a plus de médecin que jamais au Québec en terme de population par médecin et la difficulté de se trouver un médecin de famille n'a jamais été aussi grande.
Les jeunes médecins ne veulent plus travailler comme l'ont fait leurs prédécesseurs plus de 50 heures par semaine et ces derniers les imitent en diminuant aussi leurs disponibilités.
Le privilège de pratiquer la médecine au Québec entraînait jadis une responsabilité et un devoir de répondre aux besoins de la population. Toucher un revenu de plus de 100 000 $ à 24 ans devrait donner un sentiment de responsabilité alors qu'au contraire, l'entrée élitiste en médecine recrute des gens qui trouvent normal le statut salarial qu'ils ont gagné et mérité par leurs succès scolaires.
Il faudrait aussi mentionner la morosité qui s'est emparée de notre système de santé depuis qu'on ne parle de ce qui ne va pas et qui affecte profondément les médecins.
Voilà une partie de ce qui devrait faire l'objet d'un diagnostic complet des problèmes de la médecine au Québec et par le fait même de notre système de santé.
Je sais, déjà plusieurs commissions d'enquête ont fait des diagnostics de notre système, mais tellement de personnes ont exprimé des points de vue divergent et donné des réponses de l'extérieur du système que les solutions proposées ont été trop difficiles à saisir.
