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Al Gore ce fumiste

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Fernand Trudel
Envoyé Le mercredi 02 mai 2007 22:00



Pour faire plaisir à Jean Préfontaine je vais parler du film choc de son idole, le véreux politicien américain, Al Gore.

Le documentaire "Une vérité qui dérange", à la gloire du prophète de la catastrophe imminente Al Gore, évoque des hausses à venir du niveau de la mer de six mètres. Ce qui est bien sûr terrifiant. Mais comme toujours, le réel est plus paisible que ne le laisse penser la terreur informatisée de certains modèles. Deux études récentes montrent ainsi que la hausse du niveau des mers soit n'a pas connu d'accélération au cours du XXe siècle, soit en a connu une en 134 ans : 13 millièmes de millimètre par an !

S. Jevrejeva et son équipe ont analysé l'évolution du niveau de la mer depuis 150 ans, sur la base d'un réseau permanent de marégraphes aux données homogénéisées (Permanent Service for Mean Sea Level) et sur 12 océans. Pour ce faire, les scientifiques ont utilisé une méthode Monte Carlo (Monte Carlo Singular Spectrum Analysis) et retiré le signal des oscillations quasi-périodiques.

Conclusion des chercheurs : la hausse récente (1993-2000 : 2,4 ±1.0 mm/an) reste pour le moment inférieure à la hausse 1920-45 (2,5 ±1.0 mm/an). On est toutefois à un niveau proche puisque la mission satellitaire Topex-Poésidon donne de son côté 2,6 ±0,7 mm sur la période 1993-2000. On constate que la hausse la plus importante semble être survenue entre 1850 et 1900(sous réserve de la qualité des mesures), à une époque où le réchauffement anthropique n'était pas d'actualité.

John Church et Neil J. White, dans une étude également parue cette année, ont abouti par d'autres méthodes à une conclusion semblable : les mers ont grimpé de 1,7 ±0,3 mm/an au XXe siècle et l'accélération serait de... 0,013 ±0,006 mm/an/an entre 1870 et 2001. Quelques millièmes de millimètres, donc. Ces auteurs retrouvent eux aussi des cycles irréguliers : accélération forte entre 1930 et 1960, suivie de haut et de bas depuis cette période, avec des valeurs à nouveau plus élevées à partir des années 1990.

L'absence d'accélération de la hausse du niveau des mers (au mieux treize millièmes de millimètre par an) dément une fois de plus la vulgate alarmiste.

L'étude de Jevrejeva et al. ainsi que les données du PSMSL peuvent être chargées sur ce site : http://www.pol.ac.uk/psmsl/author_archive/index.html

ALORS MONSIEUR PRÉFONTAINE VOUS SORTEZ VOTRE FANFARE...

Pour un autre son de cloche je vous réfère à l'excellent article de l'économiste Jean-Luc Migué paru dans le webzine Le Québécois Libre du 12 octobre 2002 : «Kyoto: le Canada en voie de se faire hara-kiri». Un court extrait pour votre gouverne:

«la condamnation la plus solide de Kyoto vient sans doute de ce que l'impact net de ce traité sur la réalisation de l'objectif déclaré sera rigoureusement nul: Selon les modèles vénérés d'ordinateurs, si les dispositions en étaient appliquées intégralement, la température de la planète dans cent ans sera de 0,1 de degré inférieure. Sans la participation des États-Unis, elle ne baissera que de 0,02, je répète, de 0,02 de degré. Elle aura donc gagné 2,98 degrés plutôt que 3,00 degrés. Ce résultat illustre le caractère grotesque d'un premier ministre canadien qui convie la population à lui confier le pouvoir de changer le climat de la planète.» Et il n'y a pas que les États-Unis qui refusent de signer le protocole!

Huit experts en climatologie se sont réunis à Ottawa le 13 novembre 2002 pour mettre en garde le gouvernement sur la ratification du Protocole de Kyoto. Ils ont bien sûr été décriés par des médias qui n'aiment pas entendre autre chose que leur point de vue. En résumé, ce qu'ils ont dit (le résumé est un extrait de «Climate experts call for Kyoto delay», Globe and Mail): «Humanity is not the primary cause of global climate change, computer models do not show catastrophic warming in the future, there is no reason to believe that current rates of temperature change are in any way different from what one would expect from entirely natural causes, and variations in the Sun's brightness, not CO2 levels, (are responsible) for most of Earth's climate change.»

Selon les connaissances actuelles, les partisans de Kyoto nous demandent de faire un acte de foi. C'est peut-être pour cette raison, qui incite à la déraison, que les politiciens et certains gourous se sont emparés du sujet. Par la peur, il est plus facile de manipuler l'opinion. Il est inquiétant de voir certains scientifiques se comporter comme des gourous alors que normalement le scepticisme doit animer toute recherche. Mais l'histoire des sciences, y compris l'économie politique, foisonne d'exemples similaires.

Évidemment, ces arguments sont sortis de mon imagination fertile...

Naturellement, tous les modèles que nous propose le GIEC sont basés sur des hypothèses et dépendent d'abord de la fiabilité des données informatiques.Ici au Canada, ce discours alarmiste du GIEC vient de nul autre que d'Environnement Canada qui nous renvoie à son site sur les changements climatiques. Prenant pour acquis que nous aimons l'environnement, l'avenir de nos enfants, etc., les écolos et à leur tête les politiciens s'apprêtraient-ils à nous faire avaler n'importe quoi?

Faut dire que les mêmes ordinateurs se sont trompés de 10 degrés en décembre dernier et au liey de s'excuser Environnement Canada nous a prédit que la situation était celle qui prévaudrait en 2040. Ouf, je commence à comprendre comment se prédisent les catastrophes climatiques...

Yves Lenoir,pour qui les changements climatiques sont aussi vieux que la Terre elle-même, écrivait dans son livre «Climat de panique» paru en septembre 2001 :

«Vouloir, écrit-il, discuter science dans ce contexte est assez malaisé car cette même institution, l'IPCC, qui coopte et met en forme la science officielle du climat, est aussi celle qui organise et contrôle le lourd processus d'évaluation des impacts futurs (de moins en moins hypothétiques et de plus en plus prophétisés...) et qui a largement contribué à définir le contenu des traités internationaux, la Convention Climat (Rio 1992) et le Protocole de Kyoto (1997) dont la ratification et la mise en oeuvre entérineraient pour l'Histoire le succès d'une stratégie d'influence engagée depuis plus de quinze ans. La crédibilité d'une telle entreprise requiert à l'évidence un consensus scientifique officiellement inoxydable. L'idée de ce consensus constitue en effet le socle de l'édifice socio-économico-politique dont la construction a débuté au milieu des années 80 et se poursuit depuis de conférence en conférence,...Berlin, Genève, Buenos Aires, Bonn, Kyoto, La Haye, Marrakech...Consensus, ce mot n'a pas sa place en science, une activité impliquant un inlassable exercice du doute méthodique et la recherche des défauts des cuirasses théoriques.»

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