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Le problème n'est pas le chef mais le parti lui-même

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Bernard Gervais (bernard_gervais@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 28 avril 2007 23:00



Bien sûr que Boisclair a une responsabilité dans la défaite du 26 mars. Contrairement à Dumont, il a pris bien du temps pour réagir lors du débat sur les accommodements raisonnables (la même remarque vaut pour Jean Charest) et aurait dû rappeler alors que le PQ est le meilleur parti pour défendre la langue et la culture des Québécois. De plus, par son attitude, il donne parfois l'impression d'être éloigné de ses militants et de la population. Toutefois, il a quand même fait une bonne campagne et a su faire face avec courage aux propos haineux que certains ont tenus contre lui.

Si, lors de la récente élection, des électeurs n'ont pas voté pour le PQ à cause de son chef, beaucoup plutôt préféré donner leur vote à d'autres formations politiques surtout parce qu'ils en ont assez de ces querelles qui agitent souvent le Parti Québécois. En dénonçant publiquement leur chef dès qu'ils sont insatisfaits de lui, certains dissidents péquistes nuisent à l'unité du PQ et donnent à leur parti une image que la population n'aime pas.

Bernard Gervais
bernard_gervais@videotron.ca

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