Vos réactions

La mort du plus chéri des jardiniers

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 28 avril 2007 08:00



Mstislav Rostropovitch c'est le tiers de l'âme de tous les mélomanes, c'est la force de croire en l'Humanité, de croire en l'Art, de croire en la Liberté. C'est cet enregistrement foudroyant du concerto de Dvorak, c'est un peu notre grand père, notre père, notre oncle chéri et le tendre jardinier du grand potager de la Vie dans lequel poussent les fleurs les plus suaves et les fruits les plus inattendus à force de patience, de tendresse, de travail acharné dans l'ombre comme au grand soleil lorsqu'on sait concilier l'art de la Lumière et de l'eau au fil des saisons, de par les travaux et les jours, tout en suivant le lien sinueux et ténu du temps qui s'ouvre sans qu'on réalise que le fruit est déjà mûr et que le moissonneur de l'éternité, son vieil ami, est passé le prendre avant d'avoir pu lui dire encore une fois : je t'aime. Adieu M. Rostropovitch : le vieux maître s'est absenté laissant derrière lui, cette malle immense qui a fait le tour du Monde.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com